Voyages

L’Elephant Nature Park en Thaïlande: une semaine de rêve au milieu des éléphants

12:00, lundi 30 novembre 2009, Chiang Mai .. Publié dans Thailande .. 0 commentaires .. Lien
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   Automne 2009. Quelques jours après être arrivé en Thaïlande, je pris un bus de nuit pour Chiang Mai. Le but: une semaine à l’Elephant Nature Park, un centre de sauvetage et de réhabilitation pour éléphants fondé par Lek en 1996. L’éléphant a beau censé être vénéré en Thaïlande, il est surtout maltraité, torturé, et rendu à l’état d’esclave, principalement pour le bonheur des touristes pour qui une balade à dos d’éléphant est un must en Asie, mais aussi pour divers travaux agricoles. Certains éléphants sont mendiants.

p1060782J’avais découvert ce parc en faisant des recherches pour effectuer du volontariat lors de ce voyage, histoire de faire quelque chose d’utile. Une semaine coûte 12000 bahts. Certes un peu cher pour travailler, mais on est bien entendu nourri, logé, et l’argent sert surtout aux éléphants: le parc achète la nourriture dans les villages voisins. Tout le monde profite de ce parc: les animaux (des éléphants, mais aussi beaucoup de chats et chiens, des buffles), les villageois, les touristes (beaucoup viennent une journée), et surtout les bénévoles. Car cette semaine passée au bord d’une rivière dans le nord de la Thaïlande fut une véritable aventure humaine, pleine de souvenirs, de grands moments avec des gens de tout âge et venus du monde entier. Aventure que je souhaite aujourd’hui partager ici.

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La semaine commença au bureau du parc dans Chiang Mai. Je donnai les 7000 bahts restants à payer, en échange d’un tee-shirt, d’une gourde et d’un porte-gourde. Je rencontrai quelques volontaires, on fit connaissance. Puis direction le parc, une heure et demi dans un mini-van avec quatre autres volontaires et Bradley, alias Brad, alias Brad Pitt. Il était responsable de notre groupe nouvellement formé. Le type le plus marrant du monde, je le découvris rapidement. Il enchaînait les blagues et était le premier à en rire. Sur le trajet, il fit arrêter le van, sortit et annonça « I have to shoot some rabbits », le plus sérieusement du monde. Il alla pisser… Autres responsables: Jak, Bum, bien marrants aussi.

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p1060945Voilà comment se passe une semaine normale au camp: le premier jour on suit le programme des touristes: on nourrit les éléphants à midi, on visite le centre, on déjeune: la nourriture, principalement vegan (et de toute façon végétarienne), vaut à elle seule les 12000 bahts!

p1060771On baigne les éléphants dans la rivière (qui leur sert aussi de toilettes), les éléphants adorant l’eau. On leur jette des seaux d’eau, se retrouvant nous aussi rapidement trempé. La joie des éléphants est visible.

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p1060994On récupère nos chambres.

Un documentaire sur le centre et sur la façon dont les éléphants sont traités en Thaïlande est diffusé. Un film dur qui montre la réalité derrière les amusements pour touristes: les éléphants qui peignent, les balades. Il faut savoir qu’un éléphant, ce n’est pas un gentil toutou, il n’aime pas recevoir des ordres et pour arriver à dresser un tel animal il faut passer par une bonne semaine de torture: l’éléphant est coincé entre des bambous, sans pouvoir s’asseoir, en étant peu nourri. Et tous les jours des hommes armés de longs pics blessent l’animal, souvent encore très jeune, qui saigne abondamment et hurle à la mort, jusqu’à ce que son esprit se rende, lobotomisé par des heures insoutenables de torture digne des plus grands nazis.

Le soir, après le repas, un chaman venu d’un village voisin offre une cérémonie de bienvenue aux bénévoles. On noue un bracelet de fil blanc au poignet de chaque volontaire (bracelet que je porte toujours un an et demi après). La soirée se finit par une introduction, chacun se lève et se présente, le seul moment chiant de la semaine.

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p1060753Durant la semaine on bosse! Au programme: nettoyer les étables (les éléphants ne peuvent sortir la nuit, à cause des villages environnants), couper du maïs, construire une clôture, un muret, préparer la nourriture pour les éléphants (décortiquer le maïs, couper les fruits), ramasser des paquets d’herbe de l’autre côté de la rivière (éprouvant).Des boulots toujours faits en groupe dans la bonne humeur, à son rythme. Je n’avais jamais fait la plupart des travaux effectués.

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Une matinée passée à jeter dans une grande fosse divers déchets, un éléphant se retrouva soudain à deux mètres derrière nous en quelques secondes sans qu’aucun de nous ne l’ait vu ou entendu. Aucun bruit! D’ailleurs, Hope, le plus fou et curieux des éléphants du parc, porte constamment une cloche autour du cou car il court partout sans faire de bruit.

p1060846Construire le muret (dans un futur centre, en montagne) fut un grand moment: construit avec Tyler (Canada, bien délirant) et les moyens du bord (c’est-à-dire pas grand-chose), le muret, ben… Disons qu’à priori il tient toujours, c’est déjà ça.

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Mais chaque jour a aussi son lot d’amusements! Descendre la rivière en bouée, passer la matinée dans une école voisine à jouer avec les enfants parfois déchaînés (un excellent souvenir), observer le comportement des éléphants et en discuter, dessiner, se baigner dans une cascade glacée (on fut peu à oser).

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p1060867Le soir est toujours agréable, il y a toujours quelque chose de proposer, que ce soit une soirée chant (en thaï) et danse complètement barrée ave Brad, Jak et Bum aux micros, nos animateurs d’un soir (qui derrière les fous rires sont toujours bienveillants et responsables), le mariage (!!!) d’un travailleur du parc…

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p1060926Après cinq jours passés à travailler (quatre pour moi, je suis tombé malade en milieu de semaine) on passa la dernière nuit à l’Elephant Heaven, un havre de paix au milieu de la jungle pour les éléphants qui peuvent rester seuls toute la nuit, les mahouts et nous restant dans une grand cabane sur pilotis. Soirée au coin du feu, repas succulent. Moment magique. La nuit le fut un peu moins. Quelques chiens nous avaient accompagné, l’un d’eux était couché sur la moustiquaire. J’avais son cul devant le visage, impossible de le bouger. Et il puait sévère. Tyler commença par s’en servir comme coussin, mais finit par se retourner. Ajoutons à ça le concert de grenouilles, je ne dormis pas plus de quatre heures.

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p1060933Le lendemain, sur le trajet, pendant que les mahouts récupéraient les éléphants (ils y passèrent un moment, un éléphant, ça a beau être gros, ça se fond bien dans e décor) nous accrochions un morceau de robe de moine, protégeant ainsi l’arbre de la déforestation (personne ne se permettrait de couper un arbre « béni » ici, merci aux croyances pour une fois). Il est incroyable de constater à quel point ces animaux énormes peuvent être gracieux. Le chemin n’était qu’un simple sentier de montagne, et les éléphants y passaient lentement, sans problème, un pied devant l’autre, sans rien casser.

 

p1060967Un peu plus tard dans la journée, c’est Jokia, une vieille femelle d’une cinquantaine d’années rendue aveugle par son ancien mahout contre qui elle s’était rebellée qui impressionna tous ceux présents: elle attrapa avec sa trompe un morceau de bois, en tâtonnant, commença par se gratter le ventre, mais trouvant le bâton trop long, elle mit un pied dessus pour le casser et ainsi le raccourcir.


Tout au long de cette semaine, je fus plusieurs fois impressionné de la sorte par les éléphants: leur grande intelligence, leur vie sociale, leurs différences de caractère, leur grâce. J’espère y retourner un jour… Peut-être l’hiver prochain!

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Introduction au voyage a Londres

08:00, dimanche 22 novembre 2009, Londres .. Publié dans Angleterre .. 0 commentaires .. Lien
Mots clefs : voyage couchsurfing

   Ou mieux commencer un long voyage que dans la plus cosmopolite, la plus internationale des villes? C est en effet de Londres que je vais m envoler vers l Asie. J ai donc décidé d y passer un peu de temps.

   Arrivée par l Eurostar, premiere fois. Prendre l Eurostar s apparente plus a prendre l avion, a cause des vérifications de passeport au premier étaqge de la Gare du Nord. Je rappelle que la Grande-Bretagne ne fait pas partie de l espace Shengen, il y a donc toujours une frontiere. Frontiere surtout météorologique...Avant le tunnel le ciel est bleu, les oiseaux chantent, des gens font du velo sur de petits sentiers de terre...Sortie du tunnel, la douche. Il fait presaue nuit, la pluie dégouline sur la vitre. L Angletere quoi.

   A la sortie du train, le temps s est amélioré. Le temps d acheter une Oyster Card, le stupide nom de la carte de transport magnétiaue de Londres, et de passer au Bruger King pour un menu végétarien, je file en bus rencontrer mon hote, Daniela. Elle est allemande et travaille dans une librairie. Elle fait partie du grand nombre d etrangers vivant a Londres (elle me parle de 40%). Il est vrai qu ici tout le monde a son accent anglais, et entendre francais, russe ou indien dans la rue est monnaie courante.

   Daniela et moi partons faire un tour. D abord a Camden Town, le quartier alternatif de la ville, un peu punk, touristique, pleine de petites échoppes, connu pour son marché et ses anciennes étables transformées en un ensemble de magasins et restaurants hippie-asiatiques. Tres différent du reste de Londres. Mais ici, sans argent on s ennuie vite. Nous filons a Brcik Lane, le quartier indien. Pas incroyable, surtout des restaurants et leur lot de rabatteurs proposant des réductions bidons. Ca resemble a Saint-Michel a Paris. Nous préférons manger un petiot truc dans une sorte de bar-restaurant-night-club puis finir la soirée danbs un autre bar voisin, a observer les gens.

   J visite le lendemain le Postman s Park, minuscule parc connu depouis le film "Closer"de Mike Nichols. Natalie Portman et Jude Law s y baladent en début de film. ici se trouvent plusieurs plaques de pierre datant du 19eme siecle jsuqu a nos jours honorant des gens morts en sauvant d autres personnes. Emouvant et calme.

   Un tour a la Saatchi Gallery, qui expose des artistes contemporains peu connus, avant de retrouver Mahesh, un talentueux réalisateur indien rencontré a Bangalore deux ans plus tot. Il vit aujourd hui ici avec sa femme anglaise et tente de percer dans le monde de l audiovisuel anglais. Nous déjeunons et visitons le Tate Modern, un musée d art moderne dans un batiment original. Au programme: Rothko, Klee, Picasso, Bacon, Dali, Monet, Richter. Mahesh me quitte ici. Je me balade deux heures en ville: cathédrale Saint-Paul, Mark&Spencer (classique), Tower Bridge, Burger King et retour chez Daniela avant de tranquillement aller a Gatwick en train pour passer la nuit la-bas.

   J ai fini l apéritif, vient maintenant le plat de résistance:  trois mois en Asie du Sud-Est.




Les Vaches Noires

21:00, lundi 7 septembre 2009, Deauville .. Publié dans France .. 0 commentaires .. Lien
Mots clefs : vaches noiresvillersplagefestivalcinémafalaises

   Finalement à ma sortie du cinéma vers 9h je me sens reposé. Direction la gare pour prendre un bus jusqu'à Villers-sur-mer (prononcé villère) à quelques kilomètres. Villers est la raison première de mon weekend en Normandie. C'est en effet ici que je compte filmé la fin de mon prochain film l'année prochaine. Plus exactement aux falaises des vaches noires, un endroit rocailleux juste au bord de la mer, vraiment beau, désertique, ce qu'il me faut. Une sorte de fin du monde. J'y passe un long moment à prendre des photos, à marcher sur les cailloux. Plusieurs personnes marchent la tête baissée pour ramasser des pierres. Je comprendrai un peu plus tard qu'ils cherchent des fossiles. En effet la zone au bord de l'eau est pleine de vieux fossiles (vivants pour certains) et j'en trouve moi-même facilement. Il suffit de baisser la tête.

   Après cette balade je passe à l'office du tourisme où il y a justement un mini-musée sur les falaises, leur histoire de plusieurs millions d'années et une belle collection de fossiles ramassés entre la fin du 19ème siècle et maintenant. Ensuite c'est l'heure de manger, une baguette et petit repas sur un banc en face de la mer. Ayant ensuite du temps à tuer, je retourne me poser un moment près des falaises avant de reprendre un bus pour Deauville.

   A Deauville je passe à la gare pour savoir si il est possible d'échanger mon billet pour partir tout de suite. Et oui, j'ai plus rien à faire et je suis fatigué. Mais non. Pas possible à moins de payer ce que le billet m'a déjà coûté. Tant pis je retourne en ville et je me pose tout le reste de l'après-midi sur la plage à lire, jusqu'à ce qu'il soit l'heure de partir. A Lisieux, le train pour Paris a une heure de retard, ça me laisse de temps de prendre une photo de la basilique perchée sur une colline et de ne rien faire. Comme d'habitude.

 




Une avalanche de films

12:00, dimanche 6 septembre 2009, Deauville .. Publié dans France .. 0 commentaires .. Lien
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   Après une petite heure de sommeil et une autre heure infructueuse à tenter de dormir un peu plus je marche vers le centre de Deauville. Un arrêt au marché pour acheter des fraises des bois, un passage à la boulangerie et je me pose devant le Normandy pour manger, avant de filer à 11h30 au casino pour la première séance de la journée. J'enchaîne là cinq films:

  • « District 9 » de Neill Blomkamp, une belle surprise. Original, extra-terrestres extrêmement réalistes (plus que celles d'Avatar), drôle, émouvant, pas mal d'action. Une petite révolution du genre (les extra-terrestres ne cherchent pas à détruire la terre pour une fois mais sont retenus dans des camps en Afrique du Sud) pour parler de xénophobie et de racisme à quoi il manque tout de même un petit quelque chose qui l'aurait rendu culte.

  • « When you're strange: a film about the Doors » de Tom DiCillo. Bon documentaire sur les Doors, excellent montage avec notamment des images de courts-métrages tournés avec Jim Morrison.

  • « William Kunstler: disturbing the universe » de Sarah et Emily Kunstler. Un autre documentaire de famille et une autre belle surprise de ce festival. Le film qui m'a le plus marqué. Il raconte l'histoire d'un célèbre avocat américain qui s'est battu toute sa vie pour les droits civiques et contre le racisme. Les « sept de Chicago », Attica, Wounded Knee, il était partout. Je vous conseille de jeter un coup d'oeil sur sa page wikipedia. Le documentaire en soi est normal, mais le personnage à lui tout seul vaut le coup, tant il fait parti de ses hommes dont on manque souvent.

  • « Nightmare in red, white and blue: the evolution of the americain horror film » de Andrew Monument. LE film à voir pour tout fan de films d'horreur. Le film est un parallèle entre l'histoire américaine du 20ème siècle et celle du film d'horreur américain. Dynamique, complet, passionnant. Les analyses de John Carpenter, George Romero, Joe Dante ou encore Wes Craven sont brillantes. Un must.

  • « Taking Woodstock » d'Ang Lee. Un joli film sur la mise en place su célèbre festival, centré sur le type qui a trouvé l'endroit où faire le festival. Etant fan de cette époque, j'ai passé un bon moment, mais cela restera un film mineur dans la carrière d'Ang Lee. On est loin de « Brokeback Mountain ». On notera tout de même les nombreuses références au documentaire « 3 days of peace and music », les imitations très réussies de son style (écran « splitté », couleurs d'époque) et une scène de trip à l'acide superbe, ainsi que la reproduction du festival. On s'y croirait.


   Il était temps ensuite de marcher tranquillement vers le Morny. Une nuit Robert Aldrich. Un film a déjà commencé, je poireaute sur un banc un moment. J'en profite pour me brosser les dents et pour lire un peu. J'enchaîne ensuite « What ever happened to Baby Jane », « Vera Cruz », « Jiss me deadly » et « The big knife ». Cette fois-ci, même avec le Monster et un Red Bull, je ne peux m'empêcher de dormir. Je ne cherche d'ailleurs pas à rester éveiller, car j'ai du boulot un peu plus tard. Mais à part le western « Vera Cruz », je vois en grande partie les films, assez pour me donner envie de les revoir en entier. Surtout « Kiss me deadly ».





Festival de Deauville, premier jour

08:00, samedi 5 septembre 2009, Deauville .. Publié dans France .. 0 commentaires .. Lien
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   Un vent de mer. Un port de plaisance. Des mouettes au-dessus de la tête. De jolies maisons normandes. Des drapeaux américains dans toutes les vitrines, sur les places. Quelques belles voitures. Je vient d'arriver à Deauville pour le Festival du Film Américain. Je vais passer les deux prochains jours à voir des films! Dans mon sac: un litre de Red Bull, un litre de Monster-Jus (boisson énergétique avec jus de fruits), du pâté végétal, trois tomates. Mon appareil photo, une polaire. Un livre, « Le démon » de Hubert Selby Jr. Je suis super bien fringué pour une fois, veste, chemise, chaussures de ville.

   Il fait assez beau, juste un peu de vent. Je commence par trouver en face de la plage le CID, Centre International de Deauville, pour échanger mes tickets fnac contre deux pass journaliers. Puis balade dans Deauville, son marché, sa magnifique mairie et pic-nic sur un banc devant l'hôtel Normandy où déjà plusieurs personnes attendent debout la venue de célébrités. Deauville et une petite ville agréable au bord d'une plage correcte et très grande, trop grande à marée basse. Tout le long de la plage se trouvent des boxes devant lesquels sont écrits de grands noms du cinéma américain. Sur cette plage fut tourné le film « Un homme et une femme » de Claude Lelouch; une plaque nous le rappelle.

   Le festival de Deauville a un intérêt pour tout cinéphile car il est ouvert au public. Il suffit d'acheter un pass, soit à la journée, soit pour tout le festival. Il se déroule principalement dans deux salles, un grand auditorium dans le CID et la salle de cinéma du casino situé juste en face. Un petit cinéma, le Morny, à quelques pas derrière le casino, participe lui aussi au festival. Il est le seul à diffuser des films la nuit, « Les nuits américaines », qui ne coûte qu'un euro en plus de chaque pass acheté. Ce sera là que je passerai mes deux prochaines nuits. Dommage pour moi, la compétition ne commence que lundi. A la place j'aurai droit à des documentaires et des premières.

   En début d'après-midi j'assiste à la conférence de presse pour le film « The time traveller's wife » dans la tente officielle. Sont présents Eric Bana et Rachel McAdams. Plusieurs questions sont posées, rarement intéressantes. En sortant je décide d'aller voir le film en question au CID, ma seule séance dans cette grande salle, plutôt belle et très agréable. Le film est intéressant, mais son point fort est aussi son point faible: en évitant la stupidité scientifique que possède tout film sur le sujet, à savoir changer le cours des choses, il manque quelque chose. Son intérêt est en fait la vie d'un couple dont l'homme voyage dans le temps sans le vouloir. Il disparaît n'importe quand, et réapparaît nu à une autre époque. Au final j'ai apprécié le film, il ne verse pas dans la comédie romantique niaise.

   Je file ensuite au casino, ou plutôt au cinéma du casino pour enchaîner deux documentaires. Le premier, « Boy Interrupted », est un documentaire sur un enfant bipolaire qui s'est suicidé à 15 ans. La réalisatrice Dana Perry était la mère de l'enfant, Evan, et étant elle et son mari réalisateurs ils ont toujours beaucoup tourné de films de famille. Le documentaire est donc constitué de films de vacances et d'interviews. C'est un film fort, intéressant. Mais qui gênera sûrement beaucoup de gens: il est difficile de comprendre comment une femme peut faire un film sur son enfant mort. Il faut être réalisateur pour comprendre je pense.

   Le second film, « The september issue », est un documentaire sur Anna Wintour réalisé par R.J. Cutler. Son nom ne vous dit rien, c'est normal, et pourtant elle est la directrice de Vogue et le pape de la mode dans le monde. Des lunettes de soleil, jamais de sourire, des critiques sanglantes. Pour comprendre son rôle, imaginez un critique de cinéma qui décide ce qui est bien ou pas, ce qui sera diffusé ou pas, ce qui plaira ou pas, au niveau mondial. Anna Wintour fait ça dans la mode. On peut voir dans le film comment les grands couturiers, tous célèbres, baissent la tête devant elle, la respectent et la craignent. Impressionnant. C'est un personnage glacial mais qui ne manque pas de charme. Elle a servi de modèle à Meryl Streep dans le film « Le diable s'habille en Prada ». Le film permet de comprendre le milieu de la mode, et même si la mode me passe loin au-dessus de la tête, j'ai trouvé intéressant de mieux comprendre ce grand cirque fait de défilés, de séances photo et de voyages.

   Début de soirée, j'assiste à la première du film « Julie et Julia » de Nora Ephron avec Meryl Streep, Stanley Tucci et Amy Adams. Une comédie new yorkaise assez basique, avec deux histoires (vraies, tirées de livres) en parallèle: celle de Julia Child à Paris à la fin des années 40 et celle de Julie Powell dont la vie va justement être bouleversée par celle de Julia. Film plaisant mais vite oublié.

   Il est 23h passées. Direction le Morny pour passer la nuit au ciné. Les deux Red Bull de la journée vont m'empêcher de dormir. Je (re)vois « Outrages » de Brian de Palma, « Mash » de Robert Altman et « Les sentiers de la gloire » de Stanley Kubrick. C'est une nuit films de guerre. En sortant vers 6h je préfère zapper le dernier film pour aller dormir un peu près de la plage. Je passe un long moment à me décider, je me pose en face de la plage sur laquelle j'aperçois deux dormeurs emmitouflés dans des couvertures. J'essaie de me mettre à l'aise en évitant de salir ma veste. Impossible de dormir assis, ni couché. Le soleil se lève. Je file à la gare et m'y pose pour dormir finalement..une heure.




C'est fini!

18:00, vendredi 5 juin 2009, Cracovie .. Publié dans Pologne .. 0 commentaires .. Lien
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   Nous n'avons quasiment pas dormi mais c'est vers 9h que nous nous levons, pour le petit-déjeuner. Pas mieux qu'à l'auberge précédente, à part quelques fraises en plus. Je me douche, fais mon sac. Routine matinale. Je passe ensuite du temps sur internet.

   En sortant nous commençons la journée par un zapiekanka sur la place de Kazimierz, le lieu même de notre premier zapiekanka. Ananas pour moi (ça passe assez bien, avec le fromage et les champignons), poulet pour Bastien. Ensuite nous nous posons sur la Rynek Glowny. Il fait assez beau, nous faisons des photos. Beaucoup de jeunes, de groupes scolaires. J'apprendrai un peu plus tard que le mois de juin est consacré aux sorties scolaires en Pologne. Nous achetons un assortiment de chocolats à Wedel pour nos hôtesses avant de retourner pour la dernière fois chez Bogusha and co. Elle est bien allé à son examen d'espagnol à 9h, qu'elle a chié, normal, en ayant dormir dans les deux heures. Je les aide un peu à préparer à manger. Au menu: galettes de pommes de terre, accompagnées de quelques salades et sauces. Nous passons tous un bon moment.

   A 16h, Bastien et moi retournons sur la place pour revoir Agata. Malheureusement, à peine sorti de l'immeuble, elle nous envoie un message pour nous dire qu'elle est coincée au boulot et ne peut pas se libérer. Dégoûté. Bastien et moi, pauvres âmes solitaires, prenons alors une dernière bière  à la  terrasse d'un café. Avant de retourner chez Bogusha pour le dessert, et aussi parce qu'on y a laissé nos affaires, nous achetons des fleurs: trois roses et un bouquet de fleurs variées.

   De retour à l'appartement, Karolina et Bogusha paraissent très contentes des fleurs. Maria est partie passer son examen. Nous mangeons du gâteau, deux sortes en fait. Très bon. C'est le moment de se quitter. Personne ne bouge, personne ne parle. On se regarde, s'observe. Je prends les choses en main. Finalement tout le monde s'embrasse et nous sortons, nos sacs sur le dos. Direction la gare, où un train très lent nous emmène jusqu'à l'aéroport.




Dernière soirée

18:00, jeudi 4 juin 2009, Cracovie .. Publié dans Pologne .. 0 commentaires .. Lien
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   Après avoir passé une bonne partie des dernières vingt-quatre heures à dormir, nous nous éveillons tranquillement. Un coca pour petit-déjeuner, nous faisons nos sacs. Dehors on peut enfin apercevoir les montagnes, magnifiques. Mais le ciel est encore menaçant et la pluie finira par tomber tôt ou tard. Nous décidons de rentrer. Je suis extrêmement déçu.

   De retour à Cracovie, nous nous gavons au Green Way, une petite chaîne de restaurants végétariens. Une petite dizaine d'euros dépensée pour deux, c'est beaucoup ici. Mais nous nous remplissons la panse comme il faut: soupe, plat principal, dessert. Nous filons ensuite à Kazimierz pour trouver un hostel (une auberge de jeunesse, quoi). Le second est le bon. Il n'est pas dans le Routard, et ne mérite pas spécialement d'y figurer, du moins pas encore. Mais c'est dans nos prix, il y a internet gratuit (sur des macs, à signaler) et le petit-déjeuner est compris. Nous prenons deux lits en dortoir, dortoir rien que pour nous. Je me douche, Bastien surfe sur internet et nous sortons. IL pleut un peu.

   Petit tour de tram jusqu'au nord-ouest de la ville pour retourner au musée de la Gestapo, musée situé dans les bâtiments qu'occupait la Gestapo pendant la seconde guerre mondiale. Cette fois-ci il est ouvert. Il y a de nombreuses photos de Cracovie pendant la guerre relatant surtout la résistance de la ville. Si Cracovie n'a pas été bombardée c'est parce qu'elle abritait de nombreuses organisations nazies. On peut y voir aussi des armes, assez impressionnantes, des photos de gens célèbres, résistants ou nazis (comme Amon Goeth, qu'on peut voir sous les traits de Ralph Fiennes dans La liste de Schindler). A la sortie de l'exposition, pendant que Bastien fume une cigarette, je jette un coup d'oeil dans le Routard. Il me semble que l'on peut voir des cellules dans ce musée. Nous y retournons, justement lorsque les cellules ont été ouvertes pour d'autres visiteurs. Les murs des cellules sont recouverts d'inscriptions des gens emprisonnés ici. Ils étaient interrogés, torturés, parfois jusqu'à la mort. Emotion garantie.

   Après ça, je n'ai envie que d'une chose, retournez au Wedel! Cette fois-ci, nous prenons des boissons chaudes au chocolat blanc, avec noix de coco pour moi et noisettes pour Bastien. Deuxième tournée, nous prenons tous les deux un chocolat classique en mousse avec glace à la vanille. Imparable. Retour à l'hôtel quelques temps avant de rejoindre du monde dans un bar à deux pas, sur la place de Kazimierz.

   Je laisse Bastien se poser au bar pour voir un vernissage dans une minuscule galerie. Quelques peintures, des photos, une vidéo qui ne tourne plus. Du vin. Rien de bien incroyable. Je rejoins Bastien au bar Singer, un bar où les tables sont des machines à coudre Singer. Bogumila et Karolina nous rejoignent, la soirée commence tranquillement. Maria nous rejoint un peu plus tard, après que Bastien lui ai passé un coup de fil pour lui faire une offre qu'elle ne pouvait pas refuser, malgré un examen le lendemain après-midi. Elle ne souhaitait pas venir. Bogumila, quant à elle, a un examen tôt le matin.

   Un peu plus tard nous passons dans un second bar, l'Alchemia, belle décoration une fois de plus. Bonne ambiance. Les filles demandent des cocktails aux noms marrants. C'est ce que je demande au barman après avoir fait la queue un moment. Il prépare trois cocktails différents, je ne sais pas leurs noms, mais les filles sont contentes du résultat. Elles nous offrent un second cadeau, similaire au premier, pour que nous ayons chacun un souvenir d'elles. Trop mignonnes. Je leur écrit un poème, improvisé mais correct. Puis chacun à notre tour, Bastien et moi écrivons une lettre d'excuse pour Bogusha, au cas où elle aurait un problème avec son prof d'espagnol le lendemain matin. Enfin, le jour même plutôt.
Nous sortons, Bastien a faim et veut un zapiekanka. Il y a la queue, nous y rencontrons deux anglais de passage. Nous discutons un moment, plus de zapiekanka. Il en trouve un ailleurs. Nous décidons de tous retourner au bar Singer, avec les anglais. Nous continuons notre soirée jusqu'à l'aube. Bastien et moi laissons les filles pour retourner à l'auberge dormir un peu. Elles nous ont invité à déjeuner, enfin, à dîner d'après elles, un dîner à 14h le lendemain, dernier jour de notre voyage.




Déception montagnarde

12:00, mercredi 3 juin 2009, Zakopane .. Publié dans Pologne .. 0 commentaires .. Lien
Mots clefs : mauvais tempsstationfromagepluieMontagne

   Je me lève difficilement, ayant peu dormi, mais je me sens mieux. Je range mes affaires en silence, tout le monde dans la chambre dort encore. Un brin de toilettes. Le petit-déjeuner est compris, vraiment pas super. Pour moi, un thé, un smecta chaud et une tartine de confiture.

   Quelques minutes plus tard je rejoins Bastien, qui a bien fait la fête cette nuit, devant l'Empik. On marche jusqu'à la gare routière pour prendre un bus direction Zakopane, dans les Tatras, de jolies montagnes au sud de Cracovie. Historie de s'oxygéner un peu, de voir de beaux paysages, d'éliminer l'alcool.

   Après deux heures et demi sur les routes, nous arrivons sous une pluie torrentielle à la gare routière de Zakopane. Durant le trajet, j'ai à peine vu les montagnes enneigées, bien que nous en sommes à seulement quelques kilomètres. La vue est bouchée par un grand flou gris et humide. J'achète une carte des sentiers au minuscule office du tourisme puis nous marchons jusqu'à un grand hôtel abordable, Dom Turysty. Le bâtiment en pierre est très beau, et l'intérieur est correct, très vaste. Je pense forcément à Shining. Il n'y a plus de place en dortoir alors nous prenons une chambre twin, sans salle de bain ni téléviseur, pour environ 13 euros. C'est quand même chouette de passer une nuit à l'hôtel.

   Quand la pluie cesse enfin, nous sortons faire un tour dans la ville. Tout le monde a la même idée, et les quelques rues principales sont vite envahies. Zakopane ressemble à n'importe quelle station touristique de montagne: plein de gens, des magasins partout, de la bouffe de qualité médiocre à prix élevé. Tous les vendeurs nous tirent la gueule, peut-être à cause du climat. Nous goutons à la spécialité de la région, un fromage bizarre. Bastien n'aime pas du tout. Pour moi, c'est okay. Je mange un peu plus loin, enfin. Un petit tour sur internet, et nous rentrons faire la sieste.

   Au réveil, à 19h, il pleut à nouveau. Monfils a perdu contre Federer. Le restaurant de l'hôtel est déjà fermé. Nous prenons pour dîner un cherry coke au distributeur. Un moment à regarder la télévision polonaise dans une horrible salle commune avant de retourner dans notre chambre. Je lis jusqu'à 21h. Bastien dort déjà.




De Wroclaw à Cracovie

16:00, mardi 2 juin 2009, .. Publié dans Pologne .. 1 commentaires .. Lien
Mots clefs : ceriseempikwedelVODKAtrain

   Quand Jasiek se lève, très tôt, j'en profite pour le prendre en photo avec Kasia, encore endormie. Depuis le début du voyage, j'ai toujours pris en photo nos hôtes, avec mon polaroid SX-70, collant ensuite la photo sur un petit cadre noir improvisé. C'est pas super, mais je suis pas chez moi. Jasiek part, je le remercie, il me remercie aussi, je sais pas pourquoi. Et pendant que Bastien et Kasia dorment, je prépare donc notre petit cadeau, pas terrible, et vais sur internet. A 9h, Kasia et Bastien se lèvent. Nous prenons le petit-déjeuner, léger pour moi, malgré la faim; puis un bus, puis un tram, pour aller voir le panorama Raclawicka, un des trucs à voir ici. Kasia nous aide à avoir des billets pour tout de suite, car il y a du monde et la séance suivante est à 14h. Puis elle nous quitte. Avoir été reçu par Jasiek et elle, c'était un peu comme être à la maison, et nous avons passé du bon temps en leur compagnie.

   Le panorama est une toile cylindrique de 120 mètres de long et 15 mètres de haut déroulée à l'intérieur d'un bâtiment cylindrique, retraçant une bataille de l'insurrection de Kosciuszko de 1794 contre les russes. Nous avons droit à un audio guide qui relate très bien cette bataille en français. On apprend notamment que la toile contient environ 750 kilogrammes de peinture. Outre l'aspect très réaliste de la toile, presque en trois dimensions, le décor entre nous et la toile magnifiquement mise en valeur permet de se sentir plonger dans cette bataille: il y a même un faux arbre tellement identique à eux présents sur la toile que je met un moment à voir qu'il n'est pas peint mais bien là à quelques mètres. L'illusion est remarquable, surtout grâce à l'éclairage de la pièce identique à celui de la toile.

   En sortant nous nous posons au soleil une bonne demi-heure avant de filer à la gare. Et oui, aujourd'hui nous prenons le train. C'était notre dernière chance pour faire du stop, et Kasia nous aurait dit exactement où aller, mais je suis encore malade, je préfère prendre le train cette fois-ci. Le bus de dimanche nous a suffit, et nous préférons payer un peu plus pour voyager un peu plus vite. Un peu moins de 50 zlotys chacun pour 4h30 de trajet, pour moins de 300 kilomètres. Ca passe. En attendant le train nous buvons un coca avec un étudiant polonais, Wojtek. Il nous aide un peu.  Notre train doit arrivé sur le quai numéro trois. Mais ici, sur un quai il y a deux voies. Bref, un train arrive, Bastien demande à une jeune fille si c'est bien le train pour Cracovie, elle répond par l'affirmative. Je ne sais pas trop ce qu'il lui a vraiment dit, en tout cas, nous nous installons dans un compartiment pour voir arriver par la fenêtre un second train, sur l'autre voie. Lequel est le bon? Je demande à un passager qui me dit que ce train ne va pas à Cracovie! Il faut vite changer, en courant! Pas de soucis cette fois-ci, car les panneaux au-dessus de la voie indiquent bien Cracovie. Nous nous installons dans un compartiment où se trouve un jeune type ainsi qu'une fille.

   Dans le train je suis à nouveau malade et regrette d'avoir manger le matin. Je prends la décision de passer la nuit dans une auberge de jeunesse, pour ne gêner personne. Quant à Bastien il retournera chez Bogumicha (petit nom inventé par Bastien himself). En effet le type qui devait nous héberger ce soir nous a complètement oublié, a fait le mort. Pas cool. Le trajet est long et les toilettes moins chouettes qu'à Wroclaw. Je demande à Bastien des médicaments, et découvre qu'il avait du spasfond depuis le début. Bon. En tout cas ça fait du bien.

   De retour à Cracovie, un peu notre chez-soi en Pologne, je trouve un lit au Mama's Hotel. Les auberges en Pologne ne sont pas aussi bien que dans d'autres pays, mais ça ira. Puis, à la recherche d'un endroit chaud, Bastien et moi entrons au Wedel, un grand et beau salon de thé qui se révèle être un chocolatier. Wedel est une maison réputée depuis plus de 150 ans. La clientèle est assez bourgeoise ce soir, Bastien et moi avons un peu l'air de rock stars, genre on peut se payer ce qu'on veut ici. Nous goûtons à la spécialité de Wedel, un chocolat chaud traditionnel, la recette vieille de 150 ans. Je m'attendais à quelque chose de bon, mais pour 12 zlotys, pas à cette explosion chocolatesque, ce raffinement, ce goût pur et exquis! Un chocolat onctueux, qui se déguste à la petite cuiller. Nous prenons notre temps. Je vais mieux.

   En attendant Bogusha devant l'Empik, genre de fnac polonaise, je donne un zloty à un clochard. La conversation s'engage. Je lui parle anglais, il me parle allemand et polonais. J'en profite pour sortir mes quelques mots de polonais, et il me dit que mon accent est excellent. C'est la seconde personne à me faire ce compliment, après Kasia! Elle m'avait dit que je devrais apprendre le polonais. Bogusha arrive. Mais Agata, notre première hôtesse, ne vient pas. Déçus. Bogusha nous aide à acheter de la vodka à ramener (vodka à la cerise!) puis nous passons tous les trois une super soirée dans un petit bar à côté de mon auberge. Nous rions beaucoup!

   Bastien et Bogusha rentrent chez les filles et continuent la soirée avec Maria et Karolina jusqu'à 3h du matin. Je retourne à l'auberge. J'ai du mal à m'endormir, je suis mal, mais la fatigue finit par l'emporter, le spasfond aidant.

 




Wroclaw, plus belle ville de Pologne

16:00, lundi 1 juin 2009, .. Publié dans Pologne .. 0 commentaires .. Lien
Mots clefs : canoë kayakpontsbelle villecathédralesoleiléglisesîles

   Une bonne journée s'annonce. Nous avons confortablement dormi. Il fait beau. Kasia nous prépare le petit-déjeuner et nous offre de la confiture faite par sa grand-mère. Nous devons tout de même nous dépêcher, Jasiek est en retard. Il nous dépose, Bastien, Kasia et moi, à un arrêt de tram. Kasia nous dit qu'aujourd'hui c'est la journée des enfants en Pologne. C'est comme la fête des mères, des pères, mais pour les enfants. Et que la ville va accueillir l'Euro 2012 de football, c'est pourquoi il y a déjà eu beaucoup de rénovations, de maisons repeintes. Nous laissons Kasia là, et prenons le tram (sans payer, ça devient une habitude) jusqu'à la place du théâtre, où se trouve aussi un joli petit opéra. De là nous marchons jusqu'à la place du marché.

   A Wroclaw il y a  un nombre incroyable d'églises et cathédrales, plus d'une vingtaine rien que dans le centre. Et de ponts! La ville est appelé ville aux cent ponts. Plusieurs rivières, de grands parcs, des îles. Et des nains. En effet la ville compte plus de soixante-dix nains en bronze disséminés un peu partout. La ville, bien que quatrième plus grande ville de Pologne, est chaleureuse, accueillante et magnifiquement belle. Il n'y a pas trop de monde dans les rues, c'est très agréable. On s'y sent bien, quoi.

   Nous commençons par un tour sur la place où se déroule une sorte de jeu, avec des pom-pom girls, plein d'enfants (nous allons en croiser une quantité phénoménale). Je fais un tour à l'office du tourisme pour prendre une carte, histoire de compléter celle du Routard. Au centre de la place trône l'hôtel de ville, de style gothique tardif. Tout autour, de jolies et vieilles maisons peintes avec des couleurs vives. Cette place, plus petite que celle de Cracovie, est à mon goût bien plus jolie. Nous montons ensuite quelques étages dans l'église Sainte-Marie-Madeleine pour voir la ville de haut. Malheureusement, nous avons mal choisi l'église. Ici nous nous trouvons entre deux tours, si bien que nous ne voyons pas à 360 degrés. Tant pis. En redescendant nous devons éviter les quantité énorme d'enfants, encore, avant de discuter avec un prêtre. Celui-ci nous parle en polonais un moment bien que nous lui disons que nous ne comprenons pas. Nous arrivons tout de même à lui faire comprendre que nous venons de France, il en est ravi.

   Nous continuons notre visite de la ville en se baladant. Pause près de l'université de philologie. Et peu après 11h, nous louons un canoë kayak pour se balader. Ca coûte presque rien, dix zlotys de l'heure. Certains endroits sont interdits d'accès. Un type nous conseille une rivière sauvage, entourée d'arbres. Nous nous installons, Bastien devant et moi derrière avec l'appareil photo. Le démarrage est difficile, il faut se coordonner. Mais on se débrouille. La balade est très agréable. De la rivière nous n'apercevons pas les immeubles à cause des arbres. On se croirait quelque part à la montagne. Nous avançons difficilement, étant à contre courant. Ca fait vite mal aux bras, mais ça en vaut la peine. A un moment, le courant devient trop fort, nous faisons du surplace. C'est le moment de revenir...A peine plus d'une heure de balade, mais quelle jolie balade!

   Il est temps de manger. Retour sur la place pour déjeuner au Bar Vega, un petit restaurant genre milk-bar végétarien. Nous y mangeons très bien pour l'équivalent de quelques euros. Ensuite, c'est le moment d'un bonne glace! Nous avons repérer un glacier où les gens faisaient la queue quelques heures auparavant. Nous mangeons de délicieuses glaces, donc, assis sur la place, dans les marches de l'hôtel de ville (qui ressemble à une église). La place est pleine d'écoles, d'enfants. A la fête des enfants, les enfants font ce qu'ils veulent! C'est l'invasion! Je commence alors à avoir mal au ventre. Le début de la fin. Nous arrivons tout de même à décoller. Je visite mes premiers toilettes publiques et payants de la journée. Pour aller ensuite sur l'île de Sable, petite île où se trouve Notre-Dame-des-Sables. Deuxième visite de toilettes, différents. Heureusement que j'ai récupéré la carte touristique le matin, où les toilettes sont indiqués! Nous prenons un thé au bar Chic, sur l'île de la Cathédrale, avant de visiter la cathédrale en question et de faire un nouveau tour aux toilettes. Photo. La balade continue, et cette ville me plaît de plus en plus. Nous nous asseyons sur un banc quelques instants, pour savourer le moment présent, observer les gens. Puis retour vers la place en faisant un détour pour voir d'autres îlots, et l'université. Arrivés sur la place et ayant du temps à tuer avant de retrouver Kasia et Jasiek, nous allons sur internet une bonne heure, après bien entendu que je sois retourner aux toilettes pour un concert mémorable, que Bastien se souviendra toute sa vie.

   Un peu plus tard nous retrouvons le couple. Je suis encore bien malade mais je veux quand même sortir un peu. Nous faisons deux bars assez sympas, sans valoir ceux de Cracovie. Je ne bois rien. Nous retournons tous ensemble à l'appartement par le bus. Bastien et moi sommes d'accord pour élire Wroclaw plus belle ville de Pologne. C'est certes petit pour y vivre longtemps, du moins pour moi, mais c'est une ville faite pour les weekends ensoleillés. 




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