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L’Elephant Nature Park en Thaïlande: une semaine de rêve au milieu des éléphants
12:00, lundi 30 novembre 2009, Chiang Mai
.. Publié dans Thailande
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Mots clefs : Automne 2009. Quelques jours après être arrivé en Thaïlande, je pris un bus de nuit pour Chiang Mai. Le but: une semaine à l’Elephant Nature Park, un centre de sauvetage et de réhabilitation pour éléphants fondé par Lek en 1996. L’éléphant a beau censé être vénéré en Thaïlande, il est surtout maltraité, torturé, et rendu à l’état d’esclave, principalement pour le bonheur des touristes pour qui une balade à dos d’éléphant est un must en Asie, mais aussi pour divers travaux agricoles. Certains éléphants sont mendiants.
La semaine commença au bureau du parc dans Chiang Mai. Je donnai les 7000 bahts restants à payer, en échange d’un tee-shirt, d’une gourde et d’un porte-gourde. Je rencontrai quelques volontaires, on fit connaissance. Puis direction le parc, une heure et demi dans un mini-van avec quatre autres volontaires et Bradley, alias Brad, alias Brad Pitt. Il était responsable de notre groupe nouvellement formé. Le type le plus marrant du monde, je le découvris rapidement. Il enchaînait les blagues et était le premier à en rire. Sur le trajet, il fit arrêter le van, sortit et annonça « I have to shoot some rabbits », le plus sérieusement du monde. Il alla pisser… Autres responsables: Jak, Bum, bien marrants aussi.
Un documentaire sur le centre et sur la façon dont les éléphants sont traités en Thaïlande est diffusé. Un film dur qui montre la réalité derrière les amusements pour touristes: les éléphants qui peignent, les balades. Il faut savoir qu’un éléphant, ce n’est pas un gentil toutou, il n’aime pas recevoir des ordres et pour arriver à dresser un tel animal il faut passer par une bonne semaine de torture: l’éléphant est coincé entre des bambous, sans pouvoir s’asseoir, en étant peu nourri. Et tous les jours des hommes armés de longs pics blessent l’animal, souvent encore très jeune, qui saigne abondamment et hurle à la mort, jusqu’à ce que son esprit se rende, lobotomisé par des heures insoutenables de torture digne des plus grands nazis. Le soir, après le repas, un chaman venu d’un village voisin offre une cérémonie de bienvenue aux bénévoles. On noue un bracelet de fil blanc au poignet de chaque volontaire (bracelet que je porte toujours un an et demi après). La soirée se finit par une introduction, chacun se lève et se présente, le seul moment chiant de la semaine.
Une matinée passée à jeter dans une grande fosse divers déchets, un éléphant se retrouva soudain à deux mètres derrière nous en quelques secondes sans qu’aucun de nous ne l’ait vu ou entendu. Aucun bruit! D’ailleurs, Hope, le plus fou et curieux des éléphants du parc, porte constamment une cloche autour du cou car il court partout sans faire de bruit.
Mais chaque jour a aussi son lot d’amusements! Descendre la rivière en bouée, passer la matinée dans une école voisine à jouer avec les enfants parfois déchaînés (un excellent souvenir), observer le comportement des éléphants et en discuter, dessiner, se baigner dans une cascade glacée (on fut peu à oser).
Tout au long de cette semaine, je fus plusieurs fois impressionné de la sorte par les éléphants: leur grande intelligence, leur vie sociale, leurs différences de caractère, leur grâce. J’espère y retourner un jour… Peut-être l’hiver prochain!
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