mardi 4 décembre 2007 - Dernier tour à Hampi
Au lever, je range mes affaires, paie. Le vieux est venu me demander le fric deux fois avant 7h30 alors que je n'ai pas fini de préparer mes sacs, le check out étant à 10h: quelle impolitesse! Je prends ensuite un vélo pour m'arrêter assez vite puisque la partie que je visite aujourd'hui n'est pas vraiment accessible aux deux roues. Je marche à nouveau parmi les ruines, cette fois-ci au bord de la rivière. Au loin, de l'autre côté, tout en haut d'une montagne se dresse le temple d'Hanuman. Je comptais le voir mais laisse finalement tomber, trop faible pour monter les centaines de marches qui y mènent. De part et d'autre de la rivière des montagnes de rochers géants rougissent face au soleil. Un des ensembles de ruines laisse imaginer un palais immense devant lequel s'étendait une longue allée bordée de pilliers et de bassins. Je voulais aussi voir le Vittala Temple, le plus beau de tous les temples de Hampi, mais 250 roupies juste pour ça, non merci. Je le vois de l'extérieur.
Au village je bois un jus de fruits puis retourne au temple du village mais il me manque un peu de monnaie pour entrer. Je me pose au bord de la rivière et lis un bon moment jusqu'à ce qu'une sorte de sadhu-magicien se ramène et commence à faire des tours de magie devant moi. Tous plus ou moins semblables, il fait disparaître ou transforme des trucs qu'il sort d'un grand sac en toile. genre il a une pierre dans la main droite fermée et trois secondes après la pierre avait été remplacée par un scorpion. Ce qui est impressionnant c'est qu'il n'est pas sur une scène à vingt mètres de moi mais à moins d'un mètre. Et malgré la proximité pas une fois je ne vois le "truc". Aucune faille. Il me demande 20 roupies, je comptais lui donner de l'argent de toute façon. mais n'ayant que des billets de 100, un jeune indien se propose d'aller me faire de la monnaie à l'embarcadère mais ne revient qu'avec deux billets de 50. Je donne 80 roupies au magicien et file sur internet. Au moment de la panne, c'est l'heure d'y aller. Je récupère les sacs. Je croise le GFS qui me demande carrément si j'ai un vadeau pour lui! Quel toupet! Il a déjà essayé dans al journée de me vendre son lecteur de cds portable et des cds de musique indienne. Je trouve ça très insolent et impoli. L'acte de bienfaisance, le don de soi et la générosité n'existent-ils pas dans ce pays? Malgré ce que prône leur religion? Je n'aurais pas bossé longtemps dans les hôtels si je demandais un cadeau à tous les gens que j'aide pour un truc ou un autre. Un simple merci devrait suffire. Bref. Je file ensuite prendre un bus pour Hospet où m'attend le bus pour Goa.
A l'agence de voyages le type me dit que le bus s'arrête à Mapusa, ça m'arrange bien c'est proche d'Anjuna, ma première destination goalienne. Dans le bus je suis assis à côté d'une sympathique française, dans les 45 ans, fonctionnaire qui a pris six mois de congés non payés pour en passer quatre en Inde. J'ai du mal à dormir. Le bus s'arrête trop souvent, sans que ce ne soit prévu d'après moi, histoire de remplir le bus, comme si c'était un bus local. Sauf que là on a payé cher, c'est une compagnie privée. mais à une semaine de la fin de mon voyage ce genre de choses ne me trouble plus vraiment.
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