vendredi 7 décembre 2007 - Insectes
Après avoir pris deux bus, j'arrive à Arambol en milieu de matinée. Arambol est un village beaucoup plus au nord qu'Anjuna, c'est assez sauvage, il y a beaucoup de végétation.
Je trouve assez facilement une chambre encore une fois pour 150 roupies. Les murs sont en bambou tressé ou quelque chose comme ça, zéro intimité avec le voisin. Mais il y a un grand lit, un ventilo, une chaise, beaucoup d'espace, et la salle de bains commune est propre. Ce qui d'après le Routard n'est pas commun à Arambol. Et les gérants de la guesthouse, guesthouse se trouvant à cent mètres de la plage, ont l'air très sympathiques.
Je suis toujours un peu malade et faible. Il ne me reste qu'un seul médicament indien qui finit dans deux ou trois jours. Pour les diarrhées je reprend du Tiorfan te du Lopéramide.
Le temps que j'aille aux toilettes un énorme insecte noir et volant entre. Après un moment il disparaît comme par magie. Mais je me demande comment je vais dormir trois nuits ici, avec des plantes et donc des insectes juste contre le mur troué.
L'après-midi je commence à lire "Innocent" d'Harlan Coben, tout juste échangé contre "Babylon Babies" que j'ai bien aimé. En fin d'après-midi je me pose sur la plage, quasi-déserte et très agréable, avant de filer au Blue Sea Horse
, un restaurant sur la plage qui diffuse chaque soir trois films sur un écran plasma de taille appréciable. Pour ce soir le programme c'est "Collision" et "Bridget Jones 2" accompagnés de frites. Je laisse tomber le dernier X-Men pour aller me coucher en rentrant tranquillement par la plage.
Peu de temps après m'être couché, en me recalant dans le sac de couchage, je sens un million de petites piqûres transpercer l'arrière de mon cou et saute du lit en hurlant. Des dizaines de petits pics sont accrochés à mon cou et à mon sac de couchage. Après avoir allumé la lumière je fouille autour de moi et trouve sur le sac une énorme chenille blanche que je pousse parterre puis dehors. J'ai terriblement mal au cou et enlève les pics avec les mains qui me démangèrent à leur tour. Il m'est impossible de voir l'état de mon cou. J'ai l'impression qu'on y a frotté des orties. je retire ensuite les pics du sac et du tee-shirt. La chenille en a laissé partout, je me demande d'où elle peut en sortir autant. je change de tee-shirt et me recouche, avec la lampe de poche à mes côtés pour vérifier de temps en temps la possible présence d'autres insectes dans le lit, par pure paranoïa. Je finis quand même par m'endormir.
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