jeudi 4 juin 2009 - Dernière soirée
Après avoir passé une bonne partie des dernières vingt-quatre heures à dormir, nous nous éveillons tranquillement. Un coca pour petit-déjeuner, nous faisons nos sacs. Dehors on peut enfin apercevoir les montagnes, magnifiques. Mais le ciel est encore menaçant et la pluie finira par tomber tôt ou tard. Nous décidons de rentrer. Je suis extrêmement déçu.
De retour à Cracovie, nous nous gavons au Green Way, une petite chaîne de restaurants végétariens. Une petite dizaine d'euros dépensée pour deux, c'est beaucoup ici. Mais nous nous remplissons la panse comme il faut: soupe, plat principal, dessert. Nous filons ensuite à Kazimierz pour trouver un hostel (une auberge de jeunesse, quoi). Le second est le bon. Il n'est pas dans le Routard, et ne mérite pas spécialement d'y figurer, du moins pas encore. Mais c'est dans nos prix, il y a internet gratuit (sur des macs, à signaler) et le petit-déjeuner est compris. Nous prenons deux lits en dortoir, dortoir rien que pour nous. Je me douche, Bastien surfe sur internet et nous sortons. IL pleut un peu.
Petit tour de tram jusqu'au nord-ouest de la ville pour retourner au musée de la Gestapo, musée situé dans les bâtiments qu'occupait la Gestapo pendant la seconde guerre mondiale. Cette fois-ci il est ouvert. Il y a de nombreuses photos de Cracovie pendant la guerre relatant surtout la résistance de la ville. Si Cracovie n'a pas été bombardée c'est parce qu'elle abritait de nombreuses organisations nazies. On peut y voir aussi des armes, assez impressionnantes, des photos de gens célèbres, résistants ou nazis (comme Amon Goeth, qu'on peut voir sous les traits de Ralph Fiennes dans La liste de Schindler). A la sortie de l'exposition, pendant que Bastien fume une cigarette, je jette un coup d'oeil dans le Routard. Il me semble que l'on peut voir des cellules dans ce musée. Nous y retournons, justement lorsque les cellules ont été ouvertes pour d'autres visiteurs. Les murs des cellules sont recouverts d'inscriptions des gens emprisonnés ici. Ils étaient interrogés, torturés, parfois jusqu'à la mort. Emotion garantie.
Après ça, je n'ai envie que d'une chose, retournez au Wedel! Cette fois-ci, nous prenons des boissons chaudes au chocolat blanc, avec noix de coco pour moi et noisettes pour Bastien. Deuxième tournée, nous prenons tous les deux un chocolat classique en mousse avec glace à la vanille. Imparable. Retour à l'hôtel quelques temps avant de rejoindre du monde dans un bar à deux pas, sur la place de Kazimierz.
Je laisse Bastien se poser au bar pour voir un vernissage dans une minuscule galerie. Quelques peintures, des photos, une vidéo qui ne tourne plus. Du vin. Rien de bien incroyable. Je rejoins Bastien au bar Singer, un bar où les tables sont des machines à coudre Singer. Bogumila et Karolina nous rejoignent, la soirée commence tranquillement. Maria nous rejoint un peu plus tard, après que Bastien lui ai passé un coup de fil pour lui faire une offre qu'elle ne pouvait pas refuser, malgré un examen le lendemain après-midi. Elle ne souhaitait pas venir. Bogumila, quant à elle, a un examen tôt le matin.
Un peu plus tard nous passons dans un second bar, l'Alchemia, belle décoration une fois de plus. Bonne ambiance. Les filles demandent des cocktails aux noms marrants. C'est ce que je demande au barman après avoir fait la queue un moment. Il prépare trois cocktails différents, je ne sais pas leurs noms, mais les filles sont contentes du résultat. Elles nous offrent un second cadeau, similaire au premier, pour que nous ayons chacun un souvenir d'elles. Trop mignonnes. Je leur écrit un poème, improvisé mais correct. Puis chacun à notre tour, Bastien et moi écrivons une lettre d'excuse pour Bogusha, au cas où elle aurait un problème avec son prof d'espagnol le lendemain matin. Enfin, le jour même plutôt.
Nous sortons, Bastien a faim et veut un zapiekanka. Il y a la queue, nous y rencontrons deux anglais de passage. Nous discutons un moment, plus de zapiekanka. Il en trouve un ailleurs. Nous décidons de tous retourner au bar Singer, avec les anglais. Nous continuons notre soirée jusqu'à l'aube. Bastien et moi laissons les filles pour retourner à l'auberge dormir un peu. Elles nous ont invité à déjeuner, enfin, à dîner d'après elles, un dîner à 14h le lendemain, dernier jour de notre voyage.
|