Voyages

samedi 20 octobre 2007 - Résumé de la première partie: Inde du Nord

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Ce que j'ai aimé:

-40% de végétariens;

-les petits villages;

-certaines personnes charmantes et toujours prêtes à aider, quelques rencontres sympas, dont celle avec Raj à Sonagiri;

-la beauté de certains paysages et temples;

-la nourriture (en particulier le lassi du Shri Mishrial a Jodhpur, le Maaza, jus de mangue appartenant a Coca, les Veg Burgers);

-plein d'animaux!

Ce que je n'ai pas aimé:

- la pollution;

-la saleté (des déchêts partout, les indiens prennent leur pays pour une poubelle);

-le bruit, les indiens mettent la musique ou la télé à fond, sûrement parce qu'ils sont sourds à cause des...;

-klaxons!!!;

-la plupart des gens qui vivent du tourisme et qui voient en chaque étranger un énorme dollar géant et qui peuvent se montrer extrêmement impolis;

-les chauffeurs d'auto-rickshaws ;

-le mouvement de tête bizarre sensé être une affirmation mais qui veut un peu tout dire; ou rien;

-le côté moyen-âgeux et la trop grande place de la religion au détriment de la science;

-la recherche constante d'argent, par tous les moyens (backshischs et compagnie);

-les voix horribles de certains vendeurs ambulants;

-la circulation très dangereuse et dont personne ne semble vouloir changer, certains préférant avoir un accident plutôt que de freiner;

-cette obsession pour ce qui est pur et impur, ça fait un peu nazi. 

 

Quelques particularités:

-les indiens ne savent pas taper dans les mains en choeur, c'est très étrange;

-ils sont beaucoup trop enfermés dans leur culture et ont du mal à comprendre qu'on puisse vivre autrement ailleurs, qu'on ne soit pas marié et père de deux enfants à vingt-cinq ans ou bien qu'on ne croit pas en Dieu.

-beaucoup de mots anglais sont utilisés pour les publicités dans les grandes villes ou à l'attention des touristes. Ce qui est marrant c'est qu'ils font plein de fautes d'orthographes. Quelques perles: franche, restaurent, "cold bear shop", bear au lieu de beer bien entendu.

Résumé.

A part quelques surprises et lieux intéressants, l'Inde du Nord ou plutôt le Centre, ne m'a pas spécialement emballé. Ca ressemble à une sorte de parc d'attractions touristique moyen-âgeux. Mais j'ai passé de bons moments et la culture est si différente que la simple observation se révèle intéressante.


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samedi 20 octobre 2007 - Animaux

Publié dans Inde du Nord

Pour l'instant j'ai vu:

beaucoup de vaches et de taureaux, des chiens, des chats, des chèvres, des singes, des écureuils, toutes sortes d'oiseaux et d'insectes, un rat, un furet, des cochons (des vrais, avec des poils et une queue), des oies, des poules. Je pense que c'est à peu pres tout.


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samedi 20 octobre 2007 - Balades

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Je commence ma journée par une agréable balade d'une heure en barque sur le Gange, prends de nombreuses photos. Le loueur essaie de m'arnaquer, me demandant d'abord 200 roupies, puis 75 roupies, indian price. Un couple qui descend d'un de ses bateaux me dit avoir payer 50 roupies. Le type est coincé et ne peut rien dire, je paie 50 roupies.

Ensuite je vais à Sarnath, un site archéologique ou Sakyamuni, alias Bouddha, aurait fait son premier sermon. Le site est sympa, plein de ruines, et le musée archéologique n'est pas mal non plus. Par contre c'est ultra-touristique, des guides hindous se font passer pour bouddhistes. L'un d'eux m'agresse presque parce que je ne veux pas de lui. Un escroc de plus, qui ne m'aurait rien appris, mes connaissances sur le sujet s'étant révélées assez bonnes.

Entre les ruines, pareil, des gamins essaient de revendre des statues sorties tout droit de l'usine. Il y en a un qui essaie de me faire passer une vulgaire tête de bouddha qui doit pas avoir un an pour un original volé. N'importe quoi.  

Je mange ensuite dans une petite gargote tibétaine, c'était très bon. Et passe au monastère tibétain avant de rentrer en vélo-rickshaw conduit par un vieux. Quelle folie! Dix kilomètres, on met une heure et demi. Je pouvais descendre boire un verre et remonter tranquillement. Le pauvre en pète sévère, il se fait doubler par tout le monde, sauf par les véhicules à l'arrêt. A un moment il doit même, suite à un freinage non prévu, descendre de vélo pour le pousser et reprendre de la vitesse. A l'arrivée je lui donne le double de la somme demandée, c'est un peu hors budget mais bon 100 roupies de plus c'est pas énorme non plus.

Je rentre à l'hôtel, ou je passe la soirée à discuter avec une photographe française, en face du Gange. De l'autre côté il y a une immense plage qui devait être sous l'eau à une époque lointaine ou qui l'est peut-être pendant la mousson. Si c'était encore le cas le Gange serait vraiment tres impressionnant, il est déjà a peu près deux fois plus large que la Garonne, et avec la plage en plus je dirais trois fois plus large.


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vendredi 19 octobre 2007 - Mourir a Varanasi

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Matinée passée à me balader dans le Chowk, le quartier commerçant derrière les ghâts. Les magasins pullulent, les vélos-rickshaws sont tellement nombreux qu'ils font quasiment du surplace, la circulation est telle qu'il est presque impossible de traverser la route: les rickshaws, les voitures, les motos, et même les chevaux, tous coincés au milieu des rues déjà pleines de piétons. On se fait haler tous les dix metres, mais maintenant j'ai ma technique: d'abord j'ignore, et si le gars me suis, je lui lance un grand "Nei!" dans la gueule. Généralement ça calme. A Varanasi il faut être à la fois zen et dur, voire con. Sinon on se fait bouffer. Le but des vendeurs et autres chauffeurs de rickshaws ou loueurs de barques est de soutirer le maximum de fric des poches des touristes, alors le but du touriste doit être, ici, d'arnaquer les marchands ou du moins de ne pas se faire arnaquer. Ca passe comme un jeu, il faut être ferme, un peu méchant, sans s'énerver.

Je vais voir un peu plus tard les crémations. Un des corps est presque entièrement consumé, je ne reconnaîtrais même pas le corps si le type qui s'occupe du feu ne plantât pas un énorme baton dans la tête du cadavre pour retourner ce qu'il restait du buste et des épaules. Il utilise ensuite deux bâtons pour attraper les mollets et les pieds encore non consumés pour les mettre sur le feu. Bizarrement ça ne me touche pas vraiment. C'est une bonne méthode pour méditer sur le corps humain, ce que nous sommes, c'est tout. Rien de tres impressionnant. J'observe un début de crémation quand un type me dit que je suis du côté de la famille, que je peux monter dans un immeuble pour voir. Mais je préfère m'éloigner. Le type me suis, m'expliquant ce que je sais déjà, il me travaille ici. Il veut ensuite que je lui file 150 roupies, pour acheter un kilo de bois pour les pauvres qui attendent de mourir. Je lui ai donne 10 roupies et me casse. Ce n'est pas le rôle du touriste que d'aider les pauvres à brûler. Le tourisme permet d'améliorer l'économie d'un pays, mais c'est au gouvernement de prendre en charge ses citoyens. C'est du moins ce que je pense. 

En chemin je m'arrête à la German Bakery où je mange deux pâtisseries d'au moins deux jours. Sur les ghâts, deux choses interessantes:

- un taureau noir avec des cornes énormes poursuivant un taureau blanc, les gens s'écartant; les taureaux sont montés ensuite vers les rues. C'est assez marrant de voir un taureau monter des marches aussi raides.

- l'écriteau d'un medium, "Know your past, present, future". Perso je n'ai besoin de personne pour savoir ce que j'ai fait hier...J'ai bien rigolé.

Aute chose intéréssante, ici on est en pleine période chaude, et le niveau du Gange est donc plus bas par rapport à la mousson. Ce qui permet de voir ce qui constitue le fond du fleuve au bord des ghâts l'été. Et ben c'est simple, on dirait une déchêterie. Une déchêterie où les petits et les grands se baignent et se lavent, font leur lessive, malgré la couleur de l'eau et la boue.

"La Gangeoise, une eau pure pour attraper de pures maladies".


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jeudi 18 octobre 2007 - Welcome to Varanasi

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En arrivant j'apprends que le Durga Festival commence aujourd'hui et que certaines routes sont fermées. Le rickshaw m'emmène donc un peu plus au sud, c'est bien sûr plus cher. Je sais maintenant qu'il aurait pu s'approcher du ghât où je souhaitais aller, pour moins cher. Bref.

Je découvre la ville en rickshaw, le Cantonment est plus moderne que je ne le pensais, j'aperçois même un McDonald, le premier depuis mon arrivée. Plus on se rapproche des ghâts plus la circulation est difficile et les routes étroites. Une vache nous ralentit un moment. Je marche un moment et entre dans la première des trois guesthouses sélectionnées que j'ai trouvée, la Vishnou Resthouse. J'ai une chambre à côté de la réception, un peu bruyant. La chambre est moyenne mais pas chère. Quand j' arrive un homme et une femme jouent de la musique dans l'école de yoga de la guesthouse, ils n'arrêtent pas de chanter "Hare Krishna, Hare Rama", toujours les mêmes paroles, assez saoulant.

Ensuite je pars à la decouverte des ghâts. C'est assez calme bien que ultra-touristique. Un type me montre le Nepalese Temple, je le lâche avant qu'il ne me montre son magasin de soie où Catherine Deneuve serait passée il y a quelques années. Je me fais massé, c'est pas prévu mais je recroise un vieux masseur à qui j'avais dit "plus tard, en repassant". Soit disant 10 roupies pour les épaules et la tête mais le type, sans que je ne demande rien, me passe à son élève qui me fait un massage complet. Il me réclame 150 roupies, "indian price", mais n'ayant rien demandé je lui laisse 80 roupies. Le massage, soit disant ayurvédique, n'etait pas terrible et ne m'a pas fait grand-chose. Je n'ai pas mieux dormi contrairement à ce que l'élève m'a dit. Une petite arnaque quoi. Gentille. 

L'ambiance de cette ville est assez particulière, du moins sur les ghâts. Beaucoup d'emmerdeurs qui veulent absolument qu'on fasse une balade sur le Gange, qu'on regarde les crémations vu d'un immeuble (et faire un don bien entendu), qu'on se fasse masser. Mais sans trop insister non plus. Ou bien c'est moi qui commence à m'habituer à l'Inde. Pas mal d'animation, mais sans bruit. Beaucoup de petites choses à apercevoir, comme un bain de taureaux et de vaches dans le Gange. Ici il faut observer, se laisser aller, être patient pour voir des trucs complètement dingues qui font de Varanasi une ville à part.

Pour dîner je prends un excellent Veg Burger sur le très haut toit de la Sita Ghesthouse. Le soir, je regarde un peu la fameuse puja de Varanasi, puis je rentre m'assoir au bord du Gange devant la ghesthouse où un japonais joue de la guitare et chante. D'autres asiatiques (beaucoup d'asiatiques ici, bien 50% des étrangers, korean food partout, je sais pas encore pourquoi, peut-être à cause de Sarnath) ont des instruments, clarinette, jumbe. Ca me fait plaisir d'entendre autre chose que de la musique indienne, c'est quand même assez horrible au bout d'un moment. C'est reposant, ca me rappelle Toulouse ou Paris, au bord de l'eau, où il y a tout le temps quelqu'un avec des bolas (devant les ghâts une fille en a aussi, mais pas allumés) et quelqu'un avec une guitare.

Un peu plus tard, coupure de courant, mais ça finit par revenir, comme toujours. Les coupures sont courantes ici. C'est pas très pratique mais il faut faire avec.


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jeudi 18 octobre 2007 - Premiere nuit en train

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Arrivé à Jhansi, je patiente longuement...dans la salle d'attente. Le train arrive avec une heure de retard, vers 22h30. J'ai une place en sleeper, la plus haute. Pas facile d'y mettre mes sacs et d'y dormir en même temps, mais après avoir discuté avec un étudiant indien, je m'endors profondement. Le lendemain matin le même etudiant m'apprend que le train a eu un problème dans la nuit et qu'il a maintenant quatre heures de retard. Super. Un jeune gamin de seize ans passe me voir et me serrer la main. A Allahabad, presque tout le monde descend et il me rejoint. On discute beaucoup, il est très (trop) curieux mais sympathique. Il aime bien converser avec des étrangers pour parfaire son anglais. On s'échange nos adresses et numéros de téléphone, je lui file aussi mon email. En arrivant avec quatre heures de retard, avant de se quitter, il me dit "Welcome to Varanasi".


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mercredi 17 octobre 2007 - Après-midi de rêve à Sonagiri

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Quelle belle journee!

Je quitte la guesthouse d'Orchha tôt le matin pour rejoindre Jhansi en tempo, dois attendre un moment avant que celui-ci se remplisse, et on finit par partir à seize dans un tempo plus petit qu'à l'aller. A Jhansi, je prends un bus tout pourri pour Sonagiri. Il s'arrête à Datia que je comptais visiter en fin d'après-midi mais c'est une grande ville et non pas un village comme laisse à penser le Routard, donc je lâche l'affaire. Le bus me dépose au milieu de nulle part, au bout d'un chemin. On me propose de m'emmener en moto, mais sans casque, avec mes deux sacs, non merci, je préfère marcher. Je me demande ce que je fous là après un bon kilomètre. Mais j'atteins la gare de Sonagiri d'où un minibus part un peu plus tard, à l'arrivée d'un train. Je bois un chai, entouré de tous les gens présents qui m'observent. Tout à coup, surgi d'où je ne sais où, j'entends dans un francais parfait "Comment vous appelez-vous?". Je lève la tête, un jeune type se tient devant moi, en souriant. Il s'appelle Raj, parle anglais et francais, et sert de guide pour les quelques touristes (un par mois maximum) de passage. Arrivé au minuscule village (1000-1500 habitants) il me trouve une petite gargote où manger. J'offre une tournée de coca, à lui et son pote. Je mange très simplement, du dal, des chapatis faits en direct devant moi, des petits trucs verts censés arracher (ils sont surpris de ma non-reaction) et du fromage blanc.

Ensuite Raj m'emmène parmi les 108 (!!!) temples jaïns du village, perchés sur une colline au milieu du desert. C'est vraiment très impressionnant. Raj me fait part de ses connaissances en jaïnisme, car bien qu'hindou il croit au jaïnisme. Il me raconte qu'il vit ici chez son oncle depuis quelques années déjà car son père et son frère sont alcooliques. Lui il étudie beaucoup (il a appris le français seul, avec des livres avant de passer quelques mois dans une école), a passé des concours pour des écoles, fait de l'athlétisme. C'est un garcon de vingt-quatre ans très courageux, et très simple, positif, humble, altruiste. Il ne demande d'ailleurs rien en échange de ses services de guide, chose si rare en Inde.

Les temples étants fermés jusqu'à 15h, on redescend au village où on me montre, rien qu'a moi, une sorte d'installation hindoue pour un festival cachée derrière un rideau que je suis seul à passer. Beaucoup d'enfants m'entourant, séance photos obligée. Ils sont tous surexcités, veulent absolument être dans le cadre et éclatent de rire quand ils se voient. Raj et moi nous asseyons sur un trône de pierre sous un banian et on a pas mal discuté, au calme. Car ici, pas de circulation, on marche. Seuls un tempo et un minibus sont là pour emmener les gens à la gare ou à l'arrêt de bus. Des gamins jouent au cricket un peu plus loin, Raj me propose d'essayer. On s'amuse un moment, je réussis même à batter formidablement bien une fois: tous sont alors très surpris.

Après avoir reparlé un peu, on retourne sur la colline, je prends un nombre incalculable de photos tant le site et le paysage sont magiques et paisibles, bien que le soleil soit si fort que les photos sont très blanches. Je rentre dans le temple principal, très rose. On redescend tranquillement, Raj me fait goûté à deux petits fruits que je ne connais pas, corrects. Des paons et des écureuils se baladent sur les marches entre les temples. Il n'y a que nous deux et les animaux. Arrivés en bas j'écris un mot de remerciement dans le cahier de guide qu'il tient (certains mots sont très gentils et très beaux) en lui souhaitant de réaliser ses rêves, car il souhaite quitter le village voire même l'Inde, pour étudier. Je lui offre 200 roupies, bien méritées et prends un tempo qui m'amène à l'arrêt de bus. Je quitte Sonagiri heureux mais deçu de ne pas avoir prévu d'y passer la nuit car c'est un lieu paisible où les habitants sont très gentils, et où il peut être bon de se reposer deux jours. La plupart des touristes qui passent sont français, grâce au Guide du Routard qui fait une bonne description du lieu.

De la je prends un autre tempo qui me dépose à la gare de Datia, où beaucoup de gens circulent dans des carrioles tirées par des chevaux!! Bien qu'assez grand, Datia semble tranquille. Je dois prendre le train en marche, car jusqu'au dernier moment je ne suis pas sûr qu'il passe à Jhansi.


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mardi 16 octobre 2007 - Visite d'Orchha

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Deuxième jour à Orchha, pépère. Dans la matinée je visite le Raja Mahal, un vieux palais de maharadjah, pas terrible sans guide mais je ne peux pas trop me le permettre. Tout de même sympa de s'y promener quasiment seul.

Je passe une bonne partie de la journée dans la chambre, à cause de la chaleur terrible, plus humide que dans le Rajasthan. Vers 15h je me balade un peu partout, tranquille. Je recroise le petit con qui rigole tout le temps et son petit frère de cinq ans environ.  Le plus petit me demande encore du shampoing ou des roupies. Je leur dit que je ne suis ni une banque ni un supermarché. Ensuite je vais voir le Chaturbhug Temple, prends quelques photos. Puis retour à la rivière, je recroise le gamin d'hier, qui me laisse tranquille cette fois-ci. Au bord de l'eau c'est l'autre gamin, celui de cinq ans que j'ai croisé deux heures auparavant, qui ne me lâche pas. Mais il est mignon. Il veut que je le prenne en photo, notamment en train de danser, et en voyant les photos il s'écrie "Beautiful!!". Sympa. Le coucher de soleil est à nouveau magnifique, beautiful, le soleil coincé entre les temples se reflétant sur l'eau. Le frère con du gamin débarque et me montre à quel point les indiens peuvent être racistes en se foutant de la gueule d'une française noire assise sur un rocher un peu plus loin. L'idiot me fait bien comprendre qu'il la trouve moche et essaie de me faire acquiescer, mais ça ne fonctionne bien évidemment pas.

Le soir je mange en compagnie de deux indiens là pour la cérémonie religieuse. Ils m'invitent à leur table et on discute religion, différences entre nos pays, mariage, etc. On continue notre discussion dehors jusqu'à ce que la cérémonie commence. Très bonne soirée!!


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lundi 15 octobre 2007 - Orchha

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Orchha est un village très calme, plein de palais et de temples, où il y a peu de véhicules même dans la rue principale.

Après m'être posé à la Shri Mahant Ghesthouse, une guesthouse pas terrible mais avec l'eau chaude (une bonne douche chaude!) et après y avoir mangé, je fais un tour près de la rivière qui passe dans le coin, la Betwal. Sur le chemin je rencontre un gamin qui m'offre un bracelet, mais je me méfie, je refuse longtemps avant d'accepter contre un peu d'argent (je lui ai quand même rendu au retour n'ayant pas de monnaie). On s'asseoit sur les rochers au bord de l'eau avec un de ses potes. Ils me font écrire leurs noms sur des morceaux de papier pour les montrer dans la guesthouse du gamin je crois, bien que je lui dit 10 fois que je suis déjà dans une guesthouse; ça sent l'arnaque mais je n'ai pas eu de problème par la ensuite vu que je n'y suis pas aller. Deux autres gamins arrivent, dont un qui a l'air d'un petit con et qui rigole tout le temps, d'un air moqueur. Chocolate, pen, shampoo, comme d'habitude quoi. Je prends des photos: le rouge du soleil couchant se reflète sur les rochers, les temples et l'eau, c'est très calme et très beau. 

Le soir j'assiste à une cérémonie religieuse hindoue dans un temple. J' entre dans le temple déchaussé, il y a d'autres touristes. Tout le monde est derrière une grille sauf quelques privilégiés, des brahmanes je pense. Derrière la grille une porte s'ouvre, tout le monde se met à chanter. Parfois ils lèvent les bras au ciel ou tournent en rond. Bizarre. Au milieu des privilégiés: un vieux avec une sorte de string rouge et un bandana jaune sur la tête, tout le temps de dos, vers la porte. Il ne fait rien de spécial. A un moment les indiens sont autorisés à passer la grille pour faire des offrandes ou pour faire bénir des trucs, je sais pas trop. Le type aui s'en occupe semble tout droit sortir de Kool and the Gang: une afro énorme et le drapeau de l'Autriche peint sur le front. Après que tous soient passés je rentre à la guesthouse. Cette cérémonie ne m'a pas trop plu, trop religieux. Les indiens passent un temps fou à prier, se prosterner devant des idoles ou à faire des trucs bizarres comme ces deux types à Agra qui bénissaient l'argent que je leur donnais en le tapotant contre leurs rickshaws. Et devant une idole, ils font différents signes, se touchent le front, ferment les yeux. Le simple hindou croyant est pire que le plus fervent des chrétiens. Je n'aime pas trop ça, croire en tous ces dieux (dans les trois millions il me semble), sans trop savoir pourquoi. Mais bon chacun son truc, c'est pas pire que de croire en un dieu unique créateur du monde.

 


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lundi 15 octobre 2007 - Premier voyage en train

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D'Agra, je prends mon premier train depuis mon arrivée. Juste pour aller à Jhansi, environ quatre heures de route. Je voyage en general class, la classe la moins chère et la seule que l'on peut prendre sans réservation. Pendant la moitié du trajet je suis assis en face d'un lépreux. Il est assez habile de ses mains car il n'a plus de doigt et il arrive pourtant à lire le journal, à le replier soigneusement ou encore à enlever et mettre ses chaussures. Sinon, rien de special, un jeune type en face de moi n'arrête pas de chiquer du tabac. C'est la grande mode ici, on en vend partout, dans des petits sachets en alu. Cela se présente comme différents petits morceaux de tabac, ils les mélangent à un petit peu de pâte blanche et mettent le tout dans la bouche. Sinon parfois ils mâchent une feuille de bethel, pas terrible non plus d'après ce que j'ai lu, cancérigène.

En arrivant à Jhansi, j'achète mon billet de train pour Varanasi pour mercredi soir puis prend un rickshaw pour le Bus Stand. Je galère à expliquer au type aue je n'ai pas les moyens pour aller directement en rickshaw à Orchha.

Au Bus Stand, tout le monde me dit qu'il n'y a pas de bus pour Orchha, on me propose un rickshaw à un prix honteux. Mais heureusement un homme me dit qu'il y a des bus et des tempos. Les tempos sont de gros rickshaws de la taille d'une petite voiture. Vu l'état des bus et ne sachant quand un bus partirait je prends un tempo. A la base ce doit être fait pour six-huit personnes mais là on était quatorze.


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Qui suis-je ?

Un voyage en 2007 de 10 semaines sur les routes de l'Inde et du Népal: du Rajasthan aux plages de Goa, des Annapurnas aux rives du Gange en passant par les temples hindous et les monastères bouddhistes, mais aussi à la rencontre des exilés tibétains, en authentique(?) héritier des "Clochards célestes" de Kerouac. Un voyage en Allemagne, Lettonie et en Russie en 2008.
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