Voyages

mercredi 12 décembre 2007 - This is the end

Publié dans Inde du Sud

   J'entre à deux heures du matin dans l'aéroport de Mumbai, où je passe le temps à somnoler, à boire un coca et de l'eau, à aller aux toilettes. Je ne suis pas très bien mais ça va. L'embarquement se passe ensuite trè bien, tout comme les deux atterrissages, sans problème aux oreilles cette fois-ci. L'arrêt à Doha n'est pas aussi long qu'à l'aller, je suis vite à nouveau dans un avion.

   A Paris il fait très froid, 4°C, un choc pour moi qui était au chaud à plus de 30°C quelques heures auparavant. Je retrouve le RER, les parisiens, le métro, mon appartement.

   C'est fini.


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mardi 11 décembre 2007 - De retour à Mumbai

Publié dans Inde du Sud

   Je passe une mauvaise nuit dans le bus, dors peu, la tête sur mon sac. Au réveil, tôt, on est encore loin de Mumbai. Le bus fait ue pause petit-déjuner, Michal et moi mangeont un truc, pas terrible. On passe ensuite la matinée à discuter cinéma, voyages, Inde. On se moque ouvertement de l'hochement de te^te des indiens, on en pleure de rire à les imiter. Et on les imite tellement qu'on se rend compte qu'on a pris le trc au cours du voyage! Surtout Michal qui à deux reprises fait un petit hochement sans s'en rendre compte. Vraiment marrant. C'est vrai que c'est le genre de geste qui devient vite un tic. Il m'est arrivé à moi aussi de faire ce geste durant le voyage.

   On arrive à Mumbai vers midi, pas à Colaba bien entendu mais un peu plus au nord près d'une gare. On a beau gueuler, surtout un couple russe, ça n'y change rien. N'ayant rien à faire je décide de passer la journée avec Michal qui doit prendre un billet de train pour Dehli. Je lui parle de l'office de de tourisme pour acheter les billets rapidement, il y a des guichets pour les touristes, mais lui et le chauffeur de taxi préfèrent aller directement à la gare de départ dans le nord. On partage le taxi. a la gare la queue est immense, c'est le bordel, les renseignements ne renseignent pas et tout un troupeaude sangsues s'accolent à Michal. Un type parmi d'autres se propose pour s'en occuper à sa place en échange d'une commission, mais il est bizarre. Michal finit par m'écouter, on file à l'autre gare et à l'office du tourisme, d'abord en marchant sous un soleil de plomb puis on prend un taxi. C'est ma dernière journée, je m'en fiche. Il a son billet en cinq minutes, on marche jusqu'à Colaba manger quelque chose. En passant je lui fait goûter le js de canne à sucre. Je commence à me sentir mal, craignant le pire pour la soirée à l'aéroport. On mange chacun une mini-pizza dégueulasse dans un petit restaurant bondé. Je dois filer aux toilettes. Le serveur me dit qu'ils n'ont pas de toilettes ici, je dois sortir et faire quatre cent mètres pour trouver ds toilettes publiques payantes.

   On se pose un peu plus tard à la Gateway of India, puis on s'asseoit un moment dans un restaurant un peu chic pour boire...une bouteille d'eau. J'ai du mal à marcher, je préfère rester assis. On prend un taxi pour l'immeuble de Air India où d'après le premier chauffeur de taxi de la journée il  ya uen navette pour l'aéroport. Mais elle n'exsite plus. Il est encore tôt, on s'asseoit au bord de la mer le long de Maine Drive, je prends quelques photos dont la copie de la première photo de mon voyage dix semaiens plus tôt, à peu près du même endroit. Au coucher du soleil on prends un taxi, Michal descend à Victoria Station, je continue jusqu'à l'aéroport. Le trajet est long, plus d'une heure et demi pendant lesquelles je dors presque. pas de backshish à l'arrivée cette fois-ci malgré la demande. A peine arivée il me faut trouver des toilettes, je suis au plus mal. Je finit par trouver, j'arrive en courant. Ouf! Puis, ne pouvant entrer avant minuit je m'installe tranquillement contre le mur et je dors un peu, par intermittence.


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lundi 10 décembre 2007 - Dernière journée posée à Arambol

Publié dans Inde du Sud

   Après avoir rangé mes affaires et laissé mon sac à l'accueil, je pars me promener sur la plage, en chaussures, pour prendre des photos. Je marche tout le long de la plage. On y trouve plusieurs bateaux de pêche couchés sur le sable, quelques vacanciers pratiquant de quelconques arts martiaux asiatiques ou du yoga, un vieux en string noir.

   Je rends ensuite le livre de Coben. Le type me le prends à 50 roupies. Pas terrible comme deal mais je vais pas discuter pour un vieux livre. En passant devant un magasin de souvenirs je tombe sur un super tee-shirt que j'aurais dû avoir dès le début de mon voyage. Ca donnait à peu près: "No rickshaw. No taxi. No silk. No pashmina. No one roupie. No problem.". LE tyee-shirt qu'il faut avoir en Inde.

   Je mange une pizza à l'endroit habituel et y reste un moment, n'ayant rien à faire. le patron demande à regarder un film. Je m'assieds à côté de lui. Au bout d'une demi-heure, le film, un vrai nanar, ne lui plaisant pas, il décide d'essayer les films prévus pour le lendemain.

   Quand je quitte Arambol il est 16h30 passées. je passe aux toilettes, récupère mes sacs et file au village, un peu plus haut, attendre le bus qui met un moment avant d'arriver. Il est déjà plein, je reste debout pendant tout le trajet dune heure environ. A chaque arrêt il y a toujours plus de monde qui monte que de monde qui descend. Quand le bus arrive à Mapusa il fait déjà nuit. Je trouve facilement le bureau de la compagnie de bus, de nombreux touristes attendent de partir vers Mumbaï, Hampi, ou une autre destination, assis sur leurs sacs ou debout. Des bus s'arrêtent toutes les deux minutes tant il y a de compagnies de bus différentes dans la rue. On ne sait jamais lequel va où. a un moment le gars du bureau me montre un bus en me disant que c'est le bon. je m'approche pour le prendre, il y a beaucoup d'indiens. mais le bus démarre avant que tout le monde soit monté et roule jusqu'à la gare routière à deux cent mètres poursuivi par quelques touristes ne comprenant pas ce qu'il se passe. a peine entré le chauffeur me dit que ce n'est pas le bon bus. Retour en arrière. le bus arrive un peu plus tard, le bon cette fois. Je suis assis à côté d'un danois, Michal. On parle une bonne partie de la soirée avant de tenter tant bien que mal de dormir.


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dimanche 9 décembre 2007 - Soleil, plage, mer et ciné 2

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   Journée identique à hier, avec encore plus de plage!! J'y passe la matinée puis y retourne après une pizza à midi. La mer est chaude, dans les 27°C je pense, et dans l'eau je ne fais rien de particulier, je profite de la mer, je me repose avant le violent retour prévu dans quelques jours.

   Le soir, pizza avec "Aviator" et "American Gigolo", puis dodo. 


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samedi 8 décembre 2007 - Soleil, plage, mer et ciné

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   Au lever mon corps me fait mal mais ça va. Après le petit-déjeuner tardif, je file à la plage où je passe une onne partie de la journée à bronzer (coup de soleil), à lire et à me baigner. Vers 13h je mange une papaye. C'est un bon fruit mais quand même un peu bizarre. L'eau est vraiment chaude, il y a peu de vagues. La plage est très longue et ce coin est peu fréquenté car situé à bien deux cent mètres de l'entrée principale où se trouvent les restaurants et les magasins de souvenirs. C'est très agréable, même si de l'eau je dois constamment surveiller mes affaires. Je n'ai rien d'autre à faire de toute façon une fois dans l'eau, si ce n'est rêvasser, souriant, et penser à tous ceux qui gèlent dans le froid en France.

   En milieu d'après-midi je retourne à la guesthouse me doucher. C'est très chiant de devoir se sécher avec une serviette ayant traînée dans le sable. Dans la chambre le gros insecte noir et bruyant réapparaît, une sorte d'énorme cafard ailé. Il tourne souvent autour d'un gros bambou du mur puis y disparaît. Je ne peux voir de trou mais je pense qu'il vit à l'intérieur. Parfois il sort et vole, toujours avec cet épouvantable bruit. il ne gêne pas tant qu'il reste à une bonne distance de moi.

   Plus tard, soirée pizza-ciné. la pizza, chose rare en Inde, est excellente (et pas chère du tout). Il y a "Pirates des Caraïbes 3". La fin merde, c'est un vcd pirate, comme la plupart des films en Inde, et le serveur change directement de film, "Shadow Boxer", un film avec Helen Mirren et Cuba Gooding Jr que je ne connais pas. Correct. Puis on a droit à des extraits hilarants de l'émission d'Ali G alias Sacha Baron Cohen. Là aussi ça merde après un certain temps. il est alors tard, je paie et pars.


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vendredi 7 décembre 2007 - Insectes

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   Après avoir pris deux bus, j'arrive à Arambol en milieu de matinée. Arambol est un village beaucoup plus au nord qu'Anjuna, c'est assez sauvage, il y a beaucoup de végétation.

   Je trouve assez facilement une chambre encore une fois pour 150 roupies. Les murs sont en bambou tressé ou quelque chose comme ça, zéro intimité avec le voisin. Mais il y a un grand lit, un ventilo, une chaise, beaucoup d'espace, et la salle de bains commune est propre. Ce qui d'après le Routard n'est pas commun à Arambol. Et les gérants de la guesthouse, guesthouse se trouvant à cent mètres de la plage, ont l'air très sympathiques.

   Je suis toujours un peu malade et faible. Il ne me reste qu'un seul médicament indien qui finit dans deux ou trois jours. Pour les diarrhées je reprend du Tiorfan te du Lopéramide. 

   Le temps que j'aille aux toilettes un énorme insecte noir et volant entre. Après un moment il disparaît comme par magie. Mais je me demande comment je vais dormir trois nuits ici, avec des plantes et donc des insectes juste contre le mur troué.

   L'après-midi je commence à lire "Innocent" d'Harlan Coben, tout juste échangé contre "Babylon Babies" que j'ai bien aimé. En fin d'après-midi je me pose sur la plage, quasi-déserte et très agréable, avant de filer au Blue Sea Horse
, un restaurant sur la plage qui diffuse chaque soir trois films sur un écran plasma de taille appréciable. Pour ce soir le programme c'est "Collision" et "Bridget Jones 2" accompagnés de frites. Je laisse tomber le dernier X-Men pour aller me coucher en rentrant tranquillement par la plage.

   Peu de temps après m'être couché, en me recalant dans le sac de couchage, je sens un million de petites piqûres transpercer l'arrière de mon cou et saute du lit en hurlant. Des dizaines de petits pics sont accrochés à mon cou et à mon sac de couchage. Après avoir allumé la lumière je fouille autour de moi et trouve sur le sac une énorme chenille blanche que je pousse parterre puis dehors. J'ai terriblement mal au cou et enlève les pics avec les mains qui me démangèrent à leur tour. Il m'est impossible de voir l'état de mon cou. J'ai l'impression qu'on y a frotté des orties. je retire ensuite les pics du sac et du tee-shirt. La chenille en a laissé partout, je me demande d'où elle peut en sortir autant. je change de tee-shirt et me recouche, avec la lampe de poche à mes côtés pour vérifier de temps en temps la possible présence d'autres insectes dans le lit, par pure paranoïa. Je finis quand même par m'endormir. 


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jeudi 6 décembre 2007 - Sur la plage d'Anjuna

Publié dans Inde du Sud

   Après avoir pris mon petit-déjeuner et m'être assis un moment face à la mer, j'essaie en matinée de louer un scooter pour explorer d'autres plages. Mais comme je compte bouger de place en place et non pas rester dormir au même endroit, dans la même guesthouse, le loueur exige que je lui laisse mon passeport. Je rigole et m'en vais, c'est hors de question. 

   Ne pouvant aller à Vagator ou Chapora, je m'installe donc sur la plage d'Anjuna. Il y a peu de monde, c'est tranquille. Je reste longtemps assis, observant l'eau, et me baigne de temps en temps en gardant un oeil sur mes affaires. A midi je mange un ananas qu'une vendeuse me coupe en grosses tranches juteuses. Le fruit est délicieux; ça change du sandwich préparé le matin et mangé au bord de l'Océan Atlantique. l'eau est calme et chaude, très chaude, mais n'a pas la clarté des eaux polynésiennes, plutôt celle de la Seine. Mias elle est propre, comme la plage. Juste un sachet plastique flottant, à un moment. Quelques vaguelettes glissent sur le sable, doucement. 

   L'après-midi, de retour à la chambre, allongé sur le lit, fixant le plafond. Je manque de livres. Vers 15h30, je pars me promener, à droite, à gauche, fouille les magasins de livres (rien d'intéressant). Puis retour au bord de l'eau, sur les rochers, je bois un coca et regarde le soleil se coucher. Malheureusement le ciel est tout blanc et le soleil disparaît vite derrière des nuages bien avant d'atteindre la ligne d'horizon.

   Le soir je me fais une petite séance ciné dans un restaurant, "Mr et Mrs Smith" et "Hitch" sur un évran assez grand. Ayant toujours aussi peu d'appétit je ne réussis pas à finir mon riz. 


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mercredi 5 décembre 2007 - Nuit délirante à Anjuna

Publié dans Inde du Sud

   Assez tôt dans la matinée, le bus s'arrête finalement à Panaji. Et pas à Mapusa comme prévu. Il fallait s'y attendre. Je prends donc un bus pour Mapusa et de là un autre pour Anjuna, ma première destination à Goa, pour y voir un marché l'après-midi. Je m'arrête au terminal, Anjuna Beach. Une sorte de morceau de plage rocheuse, quelques magasins. Je descends, me promène vers le nord sur le sable. Des rochers, un peu de sable. Pas grand-chose. Bizarre.

   Je vais voir une guesthouse, complet. Je prends un petit-déjeuner. Le restaurant loue quelques chambres, mais rien à moins de 250 roupies. Le serveur me dit que je ne trouverai rien moins cher. Mais cinquante mètres plus loin je trouve une chambre toute simple, assez vaste, chez les habitants, un vieux et sa femme. Le prix est imbattable, 150 roupies, j'accepte. Je prends une douche, lave mon linge (pour la dernière fois à la main!) au son de chants de Noël en anglais et en français que la femme écoute en travaillant. Ici Noël c'est un gros truc, la très haute saison, les touristes affluent, sans raison si ce n'est que passer Noël au soleil et sur la plage c'est cool. Les goanais sont censés vivre à la portugaise, héritage colonial, mais à moi ils faisaient penser à des guadeloupéens ou des martiniquais: cette nonchalance, ce train de vie calme, genre on se prend pas la tête. Même physiquement ils me faisaient penser à des martiniquais, ou bien plutôt à des réunionais.

   Je retourne faire un tour vers le petit bout de plage entraperçu plus tôt et trouve un magasin où acheter un billet de train pour Mumbaï lundi soir qui s'est vite transformé en ticket de bus, le train étant complet. En croisant les doigts pour que le bus s'arrête à Colaba, dans le sud de Mumbaï, comme la vendeuse me dit.     

   L'après-midi je vais au célèbre marché aux puces et c'est en y allant que je trouve la plage principale, immense, pas particulièrement belle, peu fréquentée. Le chemin y menant est une longue allée pleine d'échoppes qui part du haut d'une falaise et qui descend jusqu'à la plage. Le marché est au milieu des cocotiers, en retrait par rapport à la plage. Parmi les vendeurs il y a beaucoup d'occidentaux habitant à Goa. Pas des hippies, plutôt de jeunes ravers des années 90 qui ont maintenant la trentaine et des gamins. Dans ce marché, beaucoup de vêtements, de bijoux, de statuettes et autres souvenirs, des épices. J'achète un peu de curry et me casse après avoir jeté un oeil aux jolis mais chers (pour des prix indiens) tee-shirts.

   Le soir je finis "Babylon Babies" et me retrouve sans bouquin. Je me fais un peu chier et finis par me coucher, assez tôt, je ne sais pas trop. J'ai une nuit très agitée, très bizarre, pleine de délires. Ca commence quand je me "réveille" avec le souvenir de revenir  tout juste du toit où je suis apparemment monté en ayant oublié quelque chose. Je sors, fais le tour de la petite maisonnée (ma chambre n'est pas dans la maison principale mais juste contre, avec un passage au milieu). Il est impossible que je revienne de là-haut, il n'y aucun moyen de grimper. Plus tard dans la nuit je me réveille avec la sensation d'être totalement ailleurs, dans une autre chambre. J'ouvre la porte et commence à balancer mes affaires avant de me rendre compte que je suis bien dans la bonne chambre et de remettre mes affaires à l'intérieur. Je délire complètement et la nuit est pleine de rêves bizarres, sans fièvre. Peut-être le signe que j'ai trop dormi ces derniers jours...En tout cas je n'ai rien pris!


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mardi 4 décembre 2007 - Dernier tour à Hampi

Publié dans Inde du Sud

   Au lever, je range mes affaires, paie. Le vieux est venu me demander le fric deux fois avant 7h30 alors que je n'ai pas fini de préparer mes sacs, le check out étant à 10h: quelle impolitesse! Je prends ensuite un vélo pour m'arrêter assez vite puisque la partie que je visite aujourd'hui n'est pas vraiment accessible aux deux roues. Je marche à nouveau parmi les ruines, cette fois-ci au bord de la rivière. Au loin, de l'autre côté, tout en haut d'une montagne se dresse le temple d'Hanuman. Je comptais le voir mais laisse finalement tomber, trop faible pour monter les centaines de marches qui y mènent. De part et d'autre de la rivière des montagnes de rochers géants rougissent face au soleil. Un des ensembles de ruines laisse imaginer un palais immense devant lequel s'étendait une longue allée bordée de pilliers et de bassins. Je voulais aussi voir le Vittala Temple, le plus beau de tous les temples de Hampi, mais 250 roupies juste pour ça, non merci. Je le vois de l'extérieur.

   Au village je bois un jus de fruits puis retourne au temple du village mais il me manque un peu de monnaie pour entrer. Je me pose au bord de la rivière et lis un bon moment jusqu'à ce qu'une sorte de sadhu-magicien se ramène et commence à faire des tours de magie devant moi. Tous plus ou moins semblables, il fait disparaître ou transforme des trucs qu'il sort d'un grand sac en toile. genre il a une pierre dans la main droite fermée et trois secondes après la pierre avait été remplacée par un scorpion. Ce qui est impressionnant c'est qu'il n'est pas sur une scène à vingt mètres de moi mais à moins d'un mètre. Et malgré la proximité pas une fois je ne vois le "truc". Aucune faille. Il me demande 20 roupies, je comptais lui donner de l'argent de toute façon. mais n'ayant que des billets de 100, un jeune indien se propose d'aller me faire de la monnaie à l'embarcadère mais ne revient qu'avec deux billets de 50. Je donne 80 roupies au magicien et file sur internet. Au moment de la panne, c'est l'heure d'y aller. Je récupère les sacs. Je croise le GFS qui me demande carrément si j'ai un vadeau pour lui! Quel toupet! Il a déjà essayé dans al journée de me vendre son lecteur de cds portable et des cds de musique indienne. Je trouve ça très insolent et impoli. L'acte de bienfaisance, le don de soi et la générosité n'existent-ils pas dans ce pays? Malgré ce que prône leur religion? Je n'aurais pas bossé longtemps dans les hôtels si je demandais un cadeau à tous les gens que j'aide pour un truc ou un autre. Un simple merci devrait suffire. Bref. Je file ensuite prendre un bus pour Hospet où m'attend le bus pour Goa.

   A l'agence de voyages le type me dit que le bus s'arrête à Mapusa, ça m'arrange bien c'est proche d'Anjuna, ma première destination goalienne. Dans le bus je suis assis à côté d'une sympathique française, dans les 45 ans, fonctionnaire qui a pris six mois de congés non payés pour en passer quatre en Inde. J'ai du mal à dormir. Le bus s'arrête trop souvent, sans que ce ne soit prévu d'après moi, histoire de remplir le bus, comme si c'était un bus local. Sauf que là on a payé cher, c'est une compagnie privée. mais à une semaine de la fin de mon voyage ce genre de choses ne me trouble plus vraiment.


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lundi 3 décembre 2007 - Rien

Publié dans Inde du Sud

   Journée de repos, encore dans ma chambre. Lire et dormir, tels sont mes bons plaisirs. Je ne sors que pour acheter des petits gâteaux secs qui me servent de dîner. Je vais mieux, n'ai plus ni fièvre ni nausée et les maux de ventre sont moins forts. Seule la méchante diarrhée est toujours là, ne cachant pas sa joie de tenir le coup sans faiblir!


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Qui suis-je ?

Un voyage en 2007 de 10 semaines sur les routes de l'Inde et du Népal: du Rajasthan aux plages de Goa, des Annapurnas aux rives du Gange en passant par les temples hindous et les monastères bouddhistes, mais aussi à la rencontre des exilés tibétains, en authentique(?) héritier des "Clochards célestes" de Kerouac. Un voyage en Allemagne, Lettonie et en Russie en 2008.
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