jeudi 29 novembre 2007 - Le début de la fin
A minuit j'entre finalement à l'aéroport et trouve un siège. Je suis de plus en plus mal et dois aller aux toilettes à plusieurs reprises. Impossible de dormir. Je finis par me coucher par terre, enfoncé dans le sac de couchage, et peux ainsi dormir quelques dizaines de minutes avant de me lever à 4h pour m'enregistrer.
Le mal de ventre revient, plus fort, j'ai froid et grelotte, ma tête tourne. En attendant de passer le poste de contrôle je vais aux toilettes deux autres fois et prends un smecta qui ne fait pas vraiment effet pour me calmer. Je passe le poste de contrôle policier et m'assois dans la salle d'attente pour prendre le bus menant à l'avion.
Là j'ai l'impression que je vais m'évanouir, voire pire. C'est exactement comme ça que j'imagine une mort atroce et imprévue. Je lutte pour tenir debout dans la queue, j'ai du mal à respirer et à tenir debout, j'ai de la fièvre. Et sûrement à cause de l'air frais, je vomis deux fois à deux mètres du bus devant quelques spectateurs placides. Un des gars de la sécurité me demande quand même si je veux voir un médecin mais je me sens mieux tout à coup et lui assure que ça ira bien à l'intérieur de l'avion.
Dans l'avion, je me repose, dors un peu. Ca va mieux, mais pas bien. C'est le début de la fin, mais je ne le sais pas encore.
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mercredi 28 novembre 2007 - Le jardin botanique d'Howrah
Dernier jour à Kolkata. Je laisse mon sac à l'hôtel pour marcher jusqu'à la station de bus Esplanade. Là on m'indique vaguement la route où passe le bus pour le jardin botanique de Howrah, la ville de l'autre côté du fleuve. Mais je suis soudain pris d'un terrible mal de ventre et d'une envie de diarrhée. Ce n'est pas la première fois à Kolkata mais là je suis loin de l'hôtel. Je suppose que c'est dû à l'hygiène déplorable de la ville (et du pays). Il y a beaucoup de nourriture ou de boissons à acheter dans la rue ou dans des échoppes, et l'hygiène est le cadet des soucis des vendeurs. Par exemple, un vendeur de lassi à qui j'ai demandé de ne pas utiliser d'eau a juste rincé un verre sans l'essuyer avant de le remplir. De plus ils utilisent leurs mains toute la journée. Et vu l'état des miennes après quelques heures, même s'ils les lavent trois fois par jour...Je finis par trouver des toilettes publiques et peux aller aux toilettes pour une roupie. Puis je trouve facilement le bus dont le terminus est le jardin botanique.
L'entrée est bien sûr payante, 50 roupies. C'est plus une forêt qu'un jardin botanique, très réussi car le côté artificiel des jardins botaniques n'est pas présent ici. Il y a de nombreuses espèces de plantes et d'arbres, divisées par les régions de l'Inde d'où ils proviennent, mais sans limite apparente. Dans ce parc, qui compte aussi plusieurs étangs, dont un rempli de lotus roses, l'arbre le plus connu est un banian gigantesque et présent dans le livre des records. De loin, c'est une vraie forêt. Mais en s'approchant on remarque que les "arbres" sont en fait les racines de l'arbre, toutes reliées en haut des racines pleines de feuilles car elles se trouvent à l'extérieur. Et le plus incroyable chez cet arbre de plus de 250 ans c'est qu'il vit depuis 50 ans sans son tronc principal dont l'ancien emplacement est marqué d'une pierre tombale! Il y a aussi une palmeraie, parmi de nombreuses choses toutes aussi intéressantes les unes que les autres (et parfois difficiles à trouver).
En sortant un type dans un cabanon à l'entrée me voit avec l'appareil photo autour du cou et réclame 10 roupies pour le droit de prendre des photos. Décidément les indiens sont souvent de vrais voleurs. Il faut toujours payer quoiqu'on fasse, c'est hallucinant et très énervant. Je lui file son fric et sors sans dire un mot. J'ai prévu de faire encore un tour, pour voir un jardin de fleurs, mais le type m'a dégoûté et je rentre.
Pour l'après-midi j'ai gardé le meilleur: le quartier des sculpteurs. Mais j'en ai marre de marcher et suis très fatigué. Je prends donc le métro pour aller au cinéma où je suis déjà allé. Mais il n'y a rien d'intéressant à ce moment, les films indiens ont l'air trop stupides. Je mange un truc bizarre appelé dosa, une crêpe avec des oignons et deux pots de sauces. Allez savoir comment manger ça...Je préfère nos bonnes crêpes!
Avant de rentrer à l'hôtel je change de livre et trouve "Babylon Babies" dont Matthieu Kassovitz assure la réalisation pour une sortie prochaine. Je mange trois pâtisseries dans une boulangerie recommandée par le Routard, pas terribles. Ensuite deux heures d'internet et je quitte l'hôtel vers 17h.
Je prends le métro jusqu'au terminus et attends un bus pour l'aéroport qui ne vient pas. Je finis par prendre un rickshaw qui passe, alors que j'ai déjà planté deux rickshaws et un taxi. Le chauffeur me propose 60 roupies pour l'aéroport. OK. Un peu plus tard le bus 30B pour l'aéroport nous dépasse et je vois que jamais je n'aurais pu entrer avec mes deux sacs, le bus étant plein à craquer. A un moment le chauffeur commence à me parler bakschich, ou plutôt "boksis". C'est hors de question et je fais mine de ne pas comprendre. En plus il a une sale gueule qui m'énerve. Il me dépose après un trajet assez long et me désigne un grand bâtiment blanc devant lequel brillent quelques lumières comme étant l'aéroport. Bizarre, mais je suis trop fatigué pour réfléchir. Je lui donne un billet de 100 roupies et il ne m'en rend que 20, le salaud, prétextant qu'il n'a pas la monnaie. Il m'énerve mais je laisse tomber. J'ai pris auparavant une sorte de station service pour l'aéroport, je demande donc un peu plus loin où il est. On m'indique une route. Un rickshaw me demande s'il voulait qu'il m'emmène à l'aéroport, qu'il est à deux kilomètres, je crois à une arnaque et l'envoie chier. Mais au final il a raison. Je dois marcher un long moment et demande mon chemin à deux ou trois reprises avant d'arriver à l'aéroport domestique. J'enrage contre le chauffeur de rickshaw, ce voleur, j'enrage contre tous les chauffeurs de rickshaw. J'ai envie de lui rouler dessus avec son vélo.
A l'aéroport je vais au stand Spicejet qui est dehors, comme tous les stands de toutes les compagnies aériennes, et récupère un billet imprimé. Je tente d'entrer dans l'aéoport mais les militaires à l'entrée m'en empêchent, pas avant minuit, mon vol étant prévu le lendemain. Stupides indiens. J'insiste, ils me disent de revenir à 22h.
Quelques familles arrivent et s'étalent sur des tentures. A un moment tout le monde doit se lever parce que le service de nettoyage passe à 22h, on ne me laisse finalement pas entrer. Je commence à avoir mal au ventre et à la tête.
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mardi 27 novembre 2007 - Dans la rue
Première visite du matin, le marché aux fleurs. J'ai du mal à trouver, perdu au milieu d'autres marchés. Le marché est situé quasiment sous le célèbre Howrah Bridge après quelques petites rues sales et animées, un passage et des escaliers. Le marché aux fleurs est très vivant, beaucoup de monde achètent des colliers de fleurs pour les cérémonies religieuses. Les fleurs ne sentent rien, seul le laurier embaume l'air lourd et sale. Par contre, que de couleurs! Et les vendeurs, voyant mon appareil photo, posent avec des guirlandes oranges et jaunes, en souriant, fiers.
Ensuite je visite le Marble Palace, construit en 1835 par un raja excentrique. Beaucoup (trop) de peintures (reproductions) sur les murs, des sculptures et des vases partout. Comme beaucoup d'endroits en Inde on en prend peu soin. Et pour éviter de nettoyer il faut enlever ses chaussures avant d'entrer et tous les meubles sont couverts. Certaines statuettes sont sous verres. Un garde me fait visiter, en allumant puis éteignant à chaque fois les lumières et en me servant de guide. Malheureusement je ne comprends rien à son anglais et le peu que je comprends est totalement inutile. Genre "gorilla" en me montrant une statuette de gorille.
En me promenant je me rends compte à quel point tout se passe dans la rue en Inde. On y dort, on s'y lave, on y mange, on y travaille, on y fait ses courses, on y achète des vêtements et des bijoux, on y pisse. On y fait la manche. On y marche. Les trottoirs de la vie.
L'après-midi je fais envoyer un paquet en France: toutes les paires de converse, la paire de chaussures de trek, un pantalon, une écharpe, un dvd de photos. Le système est le même qu'au Népal sauf qu'on se fait emballer les affaires par des particuliers placés à l'extérieur de la poste. Ils remplissent les papiers, emballent et déposent avec le client le paquet. Le client n'a plus qu'à payer, une fois la poste et une fois l'emballeur.
Plus tard je fais un tour à l'Academy of Fine Arts, une sorte de musée d'art contemporain. Malheureusement le musée est fermé mais au rez-de-chaussée il y a quelques peintures exposées dans une pièce, la plupart très bonne, une expo de photos dans une galerie voisine, pas terrible, et une autre galerie pleine d'oeuvres d'enfants âgés de sept à dix-huit ans. Je suis très impressionné par la qualité des peintures, de tout style, toute technique. Il y a par exemple un très joli pastel d'une enfant de sept ans. Et les plus âgés sont vraiment doués.
Kolkata est une ville vraiment intéressante malgré sa taille et sa pollution. On y est vite sale, la gorge s'irrite, les yeux piquent, on tousse, on se mouche noir. Bref il ne fait pas bon y passer trop de temps. Je me demande le taux de cancers et de maladies liées à la pollution ici. Mais elle reste agréable, on ne s'y sent pas coincé.
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lundi 26 novembre 2007 - Cinéma cinéma!!
Ce matin je prends pour la première fois le métro indien; il me fait étrangement penser au métro parisien: mêmes tickets, mêmes portiques, même pass. Sauf que c'est nettement plus propre que ça ne pue pas la pisse, que les wagons sont plus larges (mais les sièges durs et inconfortables) et que, c'est une bonne idée, les tickets sont récupérés à la sortie par le portique. On se s'encombre pas ainsi de plusieurs tickets traînant dans les poches.
Je visite le temple de Kali, comme dans le second Indiana Jones, un temple hindou autorisé aux non-hindous. Rien de bien intéressant, une ambiance correcte, mais les morts promis, cadavres exhibés le matin avant d'être incinérés, ne sont pas là. Je suis debout dans ce temple, cette fervence religieuse autour de moi, et rien n'a de sens, alors je sors. A deux pas se trouve le mouroir de Mère Thérésa. J'ai cru que c'était une sorte de mémorial mais c'est en fait l'hôpital où elle travaillait et qu'elle avait créé. A peine rentré l'ambiance me dérange. Il y a de nombreux malades, le crâne rasé, allongés sur des lits, et quelques bonnes soeurs et médecins. Je sors.
Je me promène ensuite dans BBD Bagh, le quartier de l'ancien gouvernement anglais, et achète un ticket de train Bangalore-Hospet histoire d'être sûr d'avoir une place jeudi soir. A midi je mange un bon thali bien qu'un peu cher dans un restaurant indiqué par le Routard. Dans le guide ils ont inversé deux restaurants sur le plan, j'ai donc beaucoup de mal à trouver.
L'après-midi, cinéma! J'avais le matin acheté le journal pour savoir où aller pour voir un film en anglais, les actuels films bollywoodiens ne me tentant pas du tout. Le cinéma se trouve dans une galerie marchande moderne où je dois montrer l'intérieur de mon sac. Ici ils sont très à cheval sur la sécurité, c'en est stupide. Le cinéma en Inde est un peu bizarre. D'abord je dois passer sous un détecteur de métaux ou je-ne-sais-quoi et laisser les batteries de mon appareil photo à la consigne, les photos dans le cinéma étant interdites. Mais les portables ne sont pas interdits, eux. N'importe quoi. Ensuite, bien qu'ayant demandé une place proche de l'écran j'ai un siège tout en haut, car oui, il faut choisir sa place avant, comme en Suède par exemple. Dans la salle le placeur me demande d'attendre une demi-heure avant de pouvoir changer de place. Mais il n'y a quasiment personne, je me précipite au troisième rang pour voir "Beowulf". Après cinq minutes de publicités le film commence. Bon son, siège confortable, la salle me fait penser au Gaumont Labège, près de Toulouse. Le film est une réussite technique mais pas très intéressant du point de vue scénaristique. Et là, nouvelle surprise à l'indienne, en plein milieu du film, un écran "Intermission. The bar is open.". Quoi??? Pour un film d'une heure et demi!! Il y a à nouveau des publicités avant que le film ne reprenne. Je me disais bien aussi qu'il n'y en avait pas eu beaucoup au début. Le film fini je suis tout de même content d'être allé au cinéma, pour pas cher (140 roupies la place, soit peu près 2,50 euros).
Plus tard je passe devant une grande villa le long d'une avenue où se tient une sorte de grande réception privée. C'est ça aussi Kolkata: beaucoup de clubs très selects, genre "Rottary Club" et compagnie, une certaine classe sociale vivant ici, quelques anglais encore là. C'est une ville pleine de pauvres et pleine de riches.
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dimanche 25 novembre 2007 - La cité de la joie
Kolkata, la cité de la joie, ressemble aux premiers abords à n'importe quelle mégalopole indienne: pollution, klaxons, taxis partout, trafic monstrueux, mendiants. C'est en taxi que j'arrive à Sudder Street, une rue dans le centre de la ville, quartier des hotels pourris pas trop chers, bref le quartier des routards. Après avoir tenté deux hôtels (un devenu trop cher, l'autre complet) je trouve une chambre à l'hôtel Paragin, qui attire personne ne sait pourquoi énormément de japonais. Je prends la chambre la moins chère: 2mx1,60m environ, un plafond à plus de 3,50m. Tout en haut, une grille sans moustiquaire côté rue et de l'autre un petit grillage. Pas de fenêtre. Le lit miteux, vieux et dur occupe les deux tiers de la chambre. On m'a donné des draps propres. Sur les murs des dizaines de graffitis dans toutes les langues témoignent de l'histoire de la chambre. Certains ont philosophé, d'autres ont dessiné, quelques uns ont vraiment pété les plombs. Ressortant du lot: un poème allemand "Das ist ein grosser raum, grosser raum...", un dessin d'un type derrière des barreaux, quelques dessins japonais, "Why am I here?", "And it's a big room, we're in a big room...". J'imagine tous ces gens devenir fous, insomniaques, tentant de s'occuper comme on le ferait dans un asile ou en prison. Génial.
Je me balade ensuite dans la ville, essayant de changer mes chèques de voyages (le bureau amex était fermé), buvant le plus fabuleux jus de mangue de ma vie, épais, avec des raisins secs et du truc genre pâte qu'ils mettent parfois dans des lassis (safran?). Je retiens l'adresse. Je finis par changer un chèque, le type tique sur la différence de signature (j'ai du mal signer à chaque fois pareil) mais j'ai l'argent.
Puis je visite l'Indian Museum à deux pas, un immense musée bordélique où se mêlent différentes galeries sans lien: archéologie, peinture, géologie, zoologie, etc. En gros je vois des milliers de cailloux derrière des vitres, des animaux empaillés, de faux animaux, des squelettes d'éléphants, des insectes immobilisés pour toujours, des crânes d'australopithèques, des scènes témoignant de la vie indienne il y a de ça très longtemps, des peintures du 19ème et 20ème siècles, des sculptures bouddhiques, d'autres choses encore, trop nombreuses qui ne donne malheureusement pas très envie de s'attarder à moins de venir étudier quelque chose en particulier. Trop d'oeuvres mal mises en valeur et sans explication.
En sortant je fais un tour au parc Maiden, un parc gigantesque, où les jeunes viennent jouer au cricket, où les familles pic-niquent, où les marcheurs marchent. Il fait très chaud. Je vois le Victoria memorial, un monument tout blanc genre Taj Mahal, et me pose dans le joli parc payant l'entourant.
Plus tard je passe au Music World, une sorte de fnac local. jJe suis tout sourire de voir des dvds et des cds (et aussi des vcds, moins marrants). Les prix ne sont pas si intéressants. Je visite aussi un cimetière colonial anglais quasi abandonné. De grands et sombres mausolées se cachent sous les arbres et les herbes hautes. Il ne manque que le brouillard pour se croire à Londres à l'époque de Jack l'Evantreur.
Le soir, dîner léger, je me sens un peu mal.
Kolkata me plaît. C'est une ville plutôt propre, on y fait des efforts, il y a des poubelles partout; des postes de police à tous les carrefours ou presque, et des cabines téléphoniques en prison. Les gens parlent beaucoup anglais et aiment aborder les touristes gentillement, juste pour échanger quelques mots. Il y a beaucoup d'arbres, c'est une ville aérée, d'un air dégueulasse, certes, mais aérée. Les avenues sont larges, les trottoirs présents, tout comme les passages piétons. Niveau transport, bus, tramway et métro. A noter, et c'est sûrement la raison du côté agréable et ordonné de la ville, que Kolkata a été entièrement créée par les anglais à partir d'un petit village en 1690. La ville fut la capitale de l'Inde jusqu'en 1912.
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samedi 24 novembre 2007 - Aventures dans un train
Petit-déjeuner indien et hop!, direction la gare. Là le type de l'information me dit de monter en sleeper et de demander au TT (le contrôleur) de me trouver ue place pour la nuit en échange de la différence de prix. Un autre type, passager rencontré la veille au soir, me dit la même chose. Et s'il n'y a pas de place je peux payer une pénalité pour avoir le droit de rester dans le wagon, celle-ci ne devant pas selon lui excéder les 300 roupies. Tant mieux, je n'ai pas plus.
Le train arrive et attend une heure avant de partir, à 11h30. Je passe le temps à lire jusqu'à ce que le TT se pointe. Il me gueule dessus en hindi et me réclame 357 roupies, que je n'ai pas. ll ne veux rien savoir et me dit d'aller en general class. A l'arrêt suivant je tente d'y aller mais c'est vraiment trop bondé, il m'est totalement impossible de rentrer dans un wagon, même sans bagage. Je retourne donc dans un wagon sleeper un peu plus loin. Un policier me dit de rester là et de m'assoir sur le siège du TT, siège que je partage avec un indien d'environ mon âge de l'Air Force indienne. Un gentil gars avec qui je fais connaissance durant la journée. A plusieurs reprises les policiers me disent de faire attention à mes affaires que je surveille du coin de l'oeil. Mais eux sont moins rassurés que moi. Le type de l'Air Force me dit qu'avec lui je ne crains rien, ce qui me fait beaucoup rire. Je parle aussi avec un indien de Kolkata qui m'a auparavant proposé de m'aider financièrement si je n'avais pas assez d'argent pour une couchette ou une amende. Un type cultivé, intelligent, avec un anglais parfait. La discussion est vraiment intéressante et me donne un avant goût de Kokata.
Le soir je commence à me reposer sur mon sac parmi les locaux quand le second TT (le trajet est très long) arrive et me demande mon billet, à moi seul, chose que quelqu'un d'autre, un autre TT sûrement, avait fait moins d'une heure auparavant. Mon voisin de siège et lui discutent, puis le TT me dit de patienter le temps qu'il me trouve une couchette. Sympa! Il revient cinq minutes plus tard, je le suis quelques mètres plus loin et ai une couchette pour seulement 90 roupies de plus. Et quand je me propose de le remercier (le type sur le quai me l'a vivement conseillé) il refuse l'argent en souriant. Chic type! Je peux dormir un peu et arrive à Kokata à 6h00 du matin après avoir passé 19h30 dans le train.
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Qui suis-je ?
Un voyage en 2007 de 10 semaines sur les routes de l'Inde et du Népal: du Rajasthan aux plages de Goa, des Annapurnas aux rives du Gange en passant par les temples hindous et les monastères bouddhistes, mais aussi à la rencontre des exilés tibétains, en authentique(?) héritier des "Clochards célestes" de Kerouac.
Un voyage en Allemagne, Lettonie et en Russie en 2008.
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