Voyages

samedi 24 novembre 2007 - Résumé de la deuxième partie: Népal

Publié dans Nepal

   Ce que j'ai aimé:

- les paysages grandioses et diversifiés;

- la gentillesse et la simplicité des habitants;

- la nourriture, surtout les daal bhaats et les gâteaux du Snowman Café;

- la vie pas chère;

- les vendeurs de fruits et de jus de fruits, excellent!

   Ce que je n'ai pas aimé:

- l'instabilité politique;

- les maoïstes;

- la façon horrible avec laquelle les animaux sont traités;

- les éleveurs, bergers, etc...;

- les routes dangereuses bien qu'entourées de beaux paysages;

- le froid (et oui).

   Quelques remarques:

- la religion, bien que très présente, n'obsède pas tant les népalais. Ici il y a un temps pour la religion puis pour lreste, contrairement à l'Inde où la religion est toujours là;

- beaucoup sont à la fois hindouistes (avec quelques éléments en moins) et bouddhistes (rien à voir avec l'enseignement de Siddharta);

- les porteurs sont incroyablement courageux et font un travail difficile, épuisant, portant parfois plus que leur propre poids sur le dos, juste chaussés pour la plupart de sandales (j'en ai aussi vu avec des chaussures de trek et d'autres pieds nus);

- les vendeurs sont nettement moins aggressifs qu'en Inde.


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vendredi 23 novembre 2007 - Bye bye Népal!

Publié dans Nepal

   Je commence ma journée par louer un vélo pour aller visiter le centre d'élevage des éléphants à trois kilomètres. Ce n'est pas très intéressant: les adultes sont enchaînés par de lourdes chaînes et s'emmerdent, les enfants leur tournent autour. Un sacré coquin est sorti de l'enclos et, se relevant sur ses pattes arrières, vole de la nourriture avec sa trompe à travers les barreaux d'une fenêtre. Au bout d'un (long) moment, quelqu'un le voit et gueule, l'éléphanteau retourne derrière la barrière de bois. Pour, dès que le type a le dos tourné, revenir grignoter tant qu'il peut. Puis, tranquillement, il marche vers la sortie et s'arrête sur le chemin pour manger un peu d'herbe et revenir tranquillement, comme si de rien n'était, alors que le même type est de retour et crie.

   Pour retraverser la rivière et retrouver le vélo rester de l'autre côté, je partage une barque qui fuit avec toute une école. Le fond est humide, la barque bouge beaucoup, les filles crient. Je fais ensuite un tour en vélo dans le village, passe devant le bain des éléphants. Je mange un truc hollandais excellent, au nom imprononçable: frites, mayonnaise, sauce de cacahouètes (comme le beurre mais chaud). On trempe les frites soit dans une sauce soit dans l'autre, et ça passe super bien. En rentrant à la guesthouse je croise deux filles ressemblant à celles rencontrées le jour précédent, surtout une qui est le portrait crachée de la fille qui m'ayant passé le cahier, avec des locks. Mais apparemment ce ne sont pas les mêmes...Elles ne me reconnaissent pas et moi non plus.

   Je quitte Sauraha en calèche. Le pauvre petit cheval a du mal à avancer, avec tout ce poids et le cocher qui lui crie dessus et le fouette ou tire sur les rênes. Le cheval a tendance à aller vers la droite, surtout sa tête, et les coups n'y changent rien. A l'arrière de la calèche il y a une vieille femme que je crois malade mais qui en fait est complètement bourrée. Elle a failli tomber à plusieurs reprises jusqu'à ce que le cocher la fasse descendre au milieu de nulle part, en arrêtant quand même une autre calèche.

   A Tandi Bazaar j'ai rapidement un bus pour Birganj. Je dois quand même changer de bus quelque part en chemin, peut-être à Hetauda. Là je monte dans un bus ultra-bondé et malgré tout des voyageurs montent à chaque arrêt. C'est simple, je suis au second rang, il y a onze places à mon niveau ou devant, chauffeur compris (trois places à côté du chauffeur, tournées vers lui). Mais là on est dix-huit! Enfin bon c'est supportable. Je me rends compte que j'ai oublier la canne à Sauraha. Tant pis. Je l'aimais bien mais elle était encombrante et je n'en ai plus utilité.

   Pour la suite j'hésite entre rester à Birganj la nuit ou aller directement en Inde et prendre mon ticket de train pour le lendemain. Il est quatre heures, j'opte pour la seconde solution. Un rickshaw se jette sur moi à mon arrivée. Il m'emmène d'abord changer mon argent, puis au poste d'immigration népalais où je dois payer un droit de sortie, en argent indien vu que je viens de changer l'argent népalais. La frontière est chaotique, pleine de richashaws et de camions, le tout dans un nuage de poussière et de pollution permanent. Le chauffeur en vélo m'emmène ensuite au poste d'immigration indien. Et là je me souviens de ce que j'ai quitté il n'y a pas si longtemps...Le type n'est pas là, un de ses collègues qui ne peut pas s'occuper de moi et lit le journal me dit qu'il est aux toilettes et reviendra dans vingt minutes (!?!?!). Vingt minutes aux toilettes. Je patiente, ou plutôt m'impatiente. Le chauffeur m'attend. Le jour commence à décroître sérieusement, le type à mes côtés se gratte les pieds. Au bout d'un moment je lui demande d'aller chercher le gars, il y va. Un peu plus tard il arrive, sans même s'excuser de son retard. Il commence par essayer de réparer une fiche électrique pour avoir plus de lumière, n'y arrive pas. Puis s'occupe enfin de moi, mais à deux à l'heure. Genre trente secondes pour écrire mon nom de famille dans un cahier. J'enrage intérieurement et regrette déjà le Népal. Ensuite il n'a plus d'encre pour le tampon et doit remplir l'encrier, tranquillement. Quand tout fest fini il me conseille un hôtel près de la gare. Le rickshaw m'y dépose, il fait nuit. Je lui donne 80 roupies népalaises que j'ai gardées pour lui et 50 roupies indiennes. Mais il réclame 100 roupies indiennes de plus, gentiment, il m'a beaucoup aidé, je ne discute pas. Je prends une chambre, pas donnée (je me suis habitué aux prix népalais), pose mes affaires et file à la gare. Le service de réservation informatique est en panne, j'attends un peu. Un type me dit de revenir juste avant la fermeture, à 20h, au cas où. Retour à l'hôtel, je commande un thali que je prends chez la famille du patron vivant au dernier étage. Le restaurant est en travaux, comme une bonne partie de l'hôtel. Aux côtés des enfants, je mange devant la télé qui diffuse la version indienne de la Star Ac': pas vraiment de différence, tout aussi ridicule. Après je retourne à la gare, fais la queue pendant une bonne demi-heure, assiste à une violente engueulade entre deux clients et le guichetier derrière sa vitre. Il me dit quand vient mon tour que le train est complet en sleeper, je lui parle du tourist quota, il s'en fout. Un con. Qui me dit d'acheter un ticket en general class, mais à un autre gichet. Je m'exécute. Ca m'énerve de constater que des trucs comme le tourist quota ne sont pas du tout respecter. C'est à l'image de l'Inde, il y a ce qu'on montre aux touristes, le Taj Mahal, les temples, et il y a la réalité.

   De retour à l'hôtel, fatigué, j'écris un moment avant de lire un peu et dormir.


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jeudi 22 novembre 2007 - Elephant Polo

Publié dans Nepal

   Le matin le chauffeur a changé. On part à 7h30, sans casque, bien que j'en avasi demandé un. La route est tour à tour caillouteuse, correcte, pire que tout. Je peux voir les montagnes au loin, le ciel est dégagé et d'un bleu magnifique. Je vois ces mêmes sommets que je ne pouvais voir de Katmandou à cause de la pollution. On s'arrête cinq minutes chez de la famille par alliance du motard dont je ne me rappelle plus le nom. On passe aussi par une forêt pour gagner un peu de temps en payant un droit de passage dont je m'acquitte, dans cette région appelé 20 000 lacs bien qu'il n'y en ait qu'un seul. C'est très joli. Mes mains sont écrasées entre le bas de mon dos et le porte-bagages que je tiends fermement. Et les muscles au creux de mes cuisses me font très mal, n'étant pas habitué à être assis sur une moto aussi longtemps, plus de deux heures de trajet pour moins de cinquante kilomètres, bien que la moto aille plutôt vite. 

   On arrive à Meghauli, capitale mondiale de l'éléphant-polo en milieu de matinée. Un match es en cours. C'est quand même le championnat du monde!! Parmi les pays représentés: Ecosse, Australie, Népal, Singapour, Hong Kong, Inde, USA, et un ou deux autre pays aux noms inconnus. Je ne suis même pas sûr qu'il s'agisse de pays (Andrew Martin?). Bon il y a des blancs dans toutes les équipes, je ne sais pas trop à quel point c'est sérieux tout ça. L'ambiance est bon enfant, plus tournoi de foot de minimes local que coupe du monde de rugby. Il y a tout de même des champions olympiques de polo d'après le commentateur britannique plein d'énergie et capable de vous faire vibrer pour une action à deux à l'heure.

   Il y a quatre éléphants par équipe, plus l'éléphant arbitre, le plus gros (et aussi le plus gros éléphant domestique d'Asie, un monstre). les éléphants sont de tailles diverses. Sur chaque éléphant un cornac qui dirige l'animal et un joueur de polo muni d'un grand bâton de polo qui dirige le cornac. Certains cornacs sont un peu trop excités et violents. Je vois un éléphant crier après un coup de son supposé maître.

   J'assite à plusieurs matches en cherchant constamment quelles sont les équipes. Il fait chaud, l'ambiance est bonne, il y a du monde. A un moment deux cars pleins d'écoliers arrivent. Ils sont tous habillés pareil, de loin ça donne bien.

   En début d'après-midi je fais la connaissance de Marion et Manon, deux françaises travaillant bénévolement dans un orphelinat à Sauraha depuis début octobre. Pas facile: elles n'ont que très peu d'argent et les activités dans le parc sont assez chères, par rapport aux prix locaux. L'une d'elles me demande de ramener un cahier à Paris pour son copain, on se donne rendez-vous le soir-même.

   Je vois le dernier match de jour, une demi-finale opposant l'Australie à, je crois, les Bahamas. Le match est passionnant. Pour une question d'équilibre les Bahamas ont un but d'avance. L'Australie égalise peu de temps avant la fin du match, puis, pendant les prolongations, marque le but en or qui leur offre une place en finale. 

   On rentre. J'ai vite mal aux mains et aux jambes, souffrant durant tout le trajet qui me paraît ne jamais finir. L'arrêt "famille" me fait du bien. Une vieille dame m'offre du thé et un feuilleté. Elle a un petit stand; je la vois offrir à deux petites filles venues lorgner les friandises et les pakodas (pâtes pleines de légumes frites) un peu à manger. Adorable. Je lui achète deux pakodas et on repart. On arrive au coucher du soleil, je suis bien content de descendre de bécane, je n'en pouvais plus. Je passe ensuite du temps dans la chambre à prendre une bonne douche, ranger des affaires, lire et dormir. Je suis réveillé par les voix des deux françaises rencontrées à Meghauli qui attendaient dehors. Marion (je crois) emballe le cahier que je range ensuite dans mon sac.

   On sort ensuite boire un verre, moi je n'ai pas encore mangé et prends comme d'habitude un veg chowmein. On discute toute la soirée. Elles m'apprennent notamment qu'il est dangereux de traîner dehors la nuit, même dans le village, certains animaux sauvages s'y promenant en passant la rivière. Quelques temps auparavant un éléphant sauvage, un mâle, est venu toutes les nuits, sûrement attiré par les odeurs des femelles. Et un soir il a croisé la route d'une femme et de sa fille. Les deux humains ont beau eu courir, l'éléphant a attrapé la petite fille et l'a tué en l'écrasant et la décapitant. Sale histoire. Mais ça arrive. Et comparé à tous les animaux tués par des humains...L'éléphant est mort le lendemain, électrocuté par une barrière électrique.

   On continue de parler jusque tard puis on se quitte. Je rentre me coucher, il est 23h. Record!


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mercredi 21 novembre 2007 - Dans la jungle

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   Je me lève après une courte nuit et commence ma journée avec la balade à dos d'éléphant. Je suis assis à un des quatre coins du "siège", aux côtés d'une américaine et de ses deux enfants. Chacun est tourné vers l'extérieur, une barre de bois entre les jambes. Pour monter il faut emprunter un escalier fixe en bois à côté duquel l'éléphant se gare.

   La balade d'un peu plus de deux heures est agréable, bien que l'on aperçoive seulement une biche et ses deux petits, assis sous un arbre et qui ne bougent pas bien qu'on soit à moins de trois mètres. Les animaux se connaissent et ne se font pas peur, ils se comprennent. On ne voit aucun rhinocéros, dommage, c'est l'animal le plus vu durant cette balade. Par contre ce qui est impresionnant c'est l'éléphant: il marche sur un sentier de taille humaine, petit quoi, et casse ou plie les arbustes qui le gênent.

   Un peu avant 11h, je participe, le premier, au bain des éléphants. Ou plutôt de l'éléphant, il est encore tôt, il n'y en a qu'un seul. Les éléphants apprécient l'eau et les cornacs les emmènent se laver au bord de la rivière tous les jours vers 11h. En payant un peu on peut passer quelques minutes avec eux. Vêtu de mon joli maillot je m'assieds sur l'éléphant, devant quelques touristes curieux de savoir ce qui va m'arriver. L'éléphant commence par m'asperger de sa trompe à plusieurs reprises, la première fois est assez surprenante. Ensuite le cornac commande à l'animal de se laisser tomber sur le côté pour m'envoyer valdinguer dans l'eau. C'est très amusant, je fais ça trois ou quatre fois. Pour remonter sur l'éléphant il faut attraper ses oreilles et appuyer un pied sur la trompe qu'il lève. Ce n'est pas facile, et très bizarre de tirer si fort sur ses oreilles, même si la peau de l'éléphant est extrêmement solide et épaisse. La première fois je me retrouve à l'envers. Pour les diriger et leur donner des ordres les cornac utilisent un bâton en bois mais aussi un pic en fer pointu et crochu. Pas drôle. Certains utilisent essentiellement le bâton et tapotent gentiment sur la tête de l'animal. Mais d'autres, plus violents, n'hésitent pas à faire mal pour avoir ce qu'ils veulent. Pauvres éléphants domestiques. Certes les éléphants font un peu ce qu'ils veulent, celui de la balade s'arrêtait de temps en temps pour manger des feuilles mais ce n'est pas une raison. Ils ne nous appartiennent pas. Et si un éléphant a faim, pourquoi l'empêcher de manger? On ne tape pas sur les enfants à la cantine. Pas encore du moins. Et l'éléphant comprend ce que le cornac lui demande, pas besoin d'être violent.

   L'après-midi, balade en canoë d'une heure puis retour à pied dans la jungle en deux heures. Je suis accompagné de deux John Locke népalais en tenue de combat, chemise et pantalon verts, sandales, bâton, bouteille d'eau. La balade sur l'eau est agréable, il y a quelques crocodiles au bord de la rivière dont on aperçoit la queue ou la tête. En descendant de l'autre côté de la rive un des guides me montre un gavial, crocodile végétarien (ou pesco-végétarien je ne sais plus) assez bizarre, en voie de disparition: il en reste moins de 150 dans le monde. 

   On commence à marcher après qu'ils m'aient expliqué les règles de survie et les gestes qui sauvent au cas peu problable où on rencontrerait un tigre, un rhinocéros, un éléphant ou un ours. En règle générale, une balade de deux heures ne permet pas de rencontrer de tels animaux sauvages, il faut prendre plus de temps, deux ou trois jours, pour s'enfoncer dans la jungle et peut-être rencontrer ce genre d'animaux. On est entouré de plantes et d'arbres assez particuliers, d'herbes géantes. J'ai un guide devant, un guide derrière. Sécurité avant tout. On fait beaucoup de bruit en marchant sur les feuilles mortes qui jonchent le sentier. On ne voit pas grand-chose la première heure si ce n'est des insectes colorés, beaucoup de moucherons et quelques poules sauvages. Oui. Des poules sauvages. Impressionnant, vraiment. "Poules sauvages" me fait penser à un nom de gang dans les sixties. Bref, on marche bientôt sur un vrai sentier de pierres que les guides quittent de temps en temps. Et c'est à ce moment que l'on a enfin droit à un peu d'action. Le guide de devant trouve des excréments frais de rhino. On quitte le sentier de pierres et sort de la forêt pour entrer dans une zone "savane", pleine de hautes herbes jaunes comme le blé. On entend du bruit venant des herbes, puis un des guides me montre le haut des herbes bouger. Un animal avance vite, et vers nous. L'un des guides s'avance et jette un coup d'oeil. Celui rester avec moi me crie soudain "Elephant!" et on se met tous les deux à courir en arrière, sprintant comme des malades. C'est vraiment drôle. On s'arrête une minute puis entend l'autre guide rester en arrière courir vers nous à toute allure, poursuivi par un bruit de feuilles et de pas. On sprinte à nouveau, contournant les arbres pour revenir vers la zone savane un peu plus loin. Je rigole. On a eu chaud, les éléphants sauvages sont extrêment violents avec les hommes et n'hésitent pas à les poursuivre et les attraper avec leurs trompes pour les balancer ou les tuer. On s'avance dans les hautes herbes pour, deux minutes plus tard, entendre à nouveau un bruit dans les herbes. Moi et un guide courons un peu en arrière (le guide se blesse au pied) puis s'arrêtons un instant pendant que l'autre s'avance pour essayer d'apercevoir l'animal. Apparemment c'est un rhinocéros. Il revient (le guide, pas le rhino) et on s'avance sans faire de bruit en contournant l'animal, dont je peux voir un morceau de peau à travers les herbes, pour atteindre une petite tour d'observation déjà occupée par un groupe. De là haut je peux voir le rhinocéros gris au milieu des herbes, près d'un arbre, tranquille. Je me sens vraiment chanceux et je suis content de voir un animal sauvage de cette taille, c'est impressionnant. L'animal quitte les hautes herbes pour marcher au milieu d'herbes plus courtes et je peux prendre quelques bonnes photos, on le voit bien. On repart un peu plus tard. Sur son pied saignant le guide met de la terre puis frotte la blessure avec des feuilles broyées à la main, pour la chlorophyle. On arrive au village vers 16h30 et je rentre à la guesthouse.

   Là je négocie une moto avec chauffeur pour aller voir le championnat du monde de polo-éléphant à Meghauli. Le chauffeur a l'air sympa, on me dit que c'est un bon conducteur. Les seules autres moyens d'y aller sont de partir moi-même en moto (ça les fait rire que je ne sache pas conduire une moto, et puis de toute façon c'est loin je me perdrai) ou en rickshaw puis bus, au moins quatre heures de trajet, juste pour l'aller.

   Le soir je mange dans une petit restaurant familial à côté de la guesthouse un excellent curry de légumes et du riz. La jeune fille qui a préparé le repas est toute souriante et fière quand je lui réponds que sa cuisine est délicieuse. Pendant que je mange j'ai droit à la version "enregistrement dans une cave" de "Om Mani..." en boucle. Pas cool. 

   Ensuite pour finir la journée j'assiste à un spectacle culturel de danses locales (les locaux sont des Tharus), très sympa. Je suis content de voir la salle quasiment pleine avant le début parce qu'à mon arrivée on était trois. Mais j'arrive toujours à l'avance. Je déteste quand il y a plus de personnes sur scène qu'assis dans la salle, c'est triste. Le show est présenté par un jeune, sûrement étudiant en anglais qui me fait bien rire. Il parle avec un accent de lord anglais, et un ton descendant en fin de phrase. Sauf que ça ressemble plus à une imitation comique pour se foutre des anglais. C'est l'accent qu'un français, par exemple, prendrait pour se moquer d'un anglais. C'est pour notre présentateur purement involontaire, ce qui rend la chose encore plus drôle. Le spectacle débute avec la danse des bâtons ou sous le son des tambours des hommes (les mêmes hommes pour tout le spectacle, même pour les rôles de femmes) tournent en rond et tapent leurs bâtons les uns contre les autres; simple au début mais par la suite de plus en plus complexe et impressionnant. Il y a quelques danses du même genre jusqu'à la Peacock Dance (danse du paon) pendant laquelle les népalais démontrent leur sens de l'humour. Le public s'attend à voir arriver les mêmes danseurs en blanc et rouge, les mêmes joueurs de tambours et est surpris de découvrir un paon géant, un type dans un costume, pas un vrai, se trémousser de manière grossière et drôle mais aussi gracieuse pour finir par offrir de son bec quelques fleurs à une fille du premier rang. Je n'ai pas autant ri depuis le début de mon voyage. Le spectacle se termine par une grande danse bordélique où le public est inviter à participer. Et je suis surpris de voir une bonne dizaine de personnes, jeunes ou vieux, monter sur scène et danser n'importe comment.

   La journée se termine donc dans la joie et la bonne humeur!!!!

   Question: combien de fois ai-je utiliser le mot "impressionnant"? 


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mardi 20 novembre 2007 - Sauraha

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   Le trajet pour le Chitwan National Park est comme tous les autres trajets en bus. Départ à 7h00, arrivée à 13h00. J'ai passé le temps en lisant. Je suis de retour dans les plaines, il fait chaud. La poussière sur les routes, la chaleur, et à un moment, la foule aux bords des routes me rappelent un peu l'Inde. Un peu avant l'arrêt à Chitrasali (les bus ne vont pas à Sauraha mais s'arrêtent avant où des rabbateurs en jeep attendent les touristes), le jeune patron d'une guesthouse entre et s'assied à côté de moi. Il est sympa mais un peu chiant, et je veux aller à l'Annapurna Lodge. En descendant je ne trouve pas le rabbateur de cet hôtel et je suis le type qui me propose de m'emmener gratuitement en jeep si je jette un coup d'oeil une de ses chambres. J'accepte. La Chitwan Resthouse est correcte, sans plus, mais je prends une chambre qui n'est pas chère. Je me rends compte un peu plus tard que j'ai confondu Annapurna Lodge et Annapurna View Lodge, hôtel dont un rabbateur était présent à la descente du bus. Mais bon, tant pis pour eux, ils n'ont qu'à être un peu plus imaginatifs. En me promenant dans la rue principale je pense que j'aurais pu avoir mieux pour le même prix, un plus joli jardin, des voisins, mais comme me l'a justement fait remarquer le type de la guesthouse, le tourisme est de retour au parc depuis quelques mois, après une longue baisse dûe aux problèmes politiques, et les prix indiqués dans le Lonely Planet ont très vite augmenté.

   Je lave un peu de linge, puis réserve dans une agence recommandée par mon guide toute ma journée du lendemain, à savoir: promenade à dos d'éléphant le matin, puis balade en canoë et promenade dans la jungle à pied l'après-midi. Je paie même en avance le bain des éléphants de mi-journée. Je mange ensuite un truc. Comme pour les hôtels, les prix des restaurants ont flambés. L'horrible chanson bouddhiste "Om Mani Padmé Hung" abîme toujours mes oreilles, un magasin un peu plus loin la passe en boucle, comme TOUS les magasins de musique de Pokhara et de Katmandou. J'ai l'impression que la chanson que je connais par coeur (toutes les paroles sont dans le titre) me poursuit. La seule chanson pire, c'est la chanson hindouiste "Hare Rama, Hare Krishna", un supplice pour les oreilles.

   Je passe la fin de l'après-midi à lire au bord de la rivière, le coucher de soleil au-dessus de la jungle est magnifique. Gros dilemme pour ma journée de jeudi par contre: polo d'éléphants ou randonnée de deux jours dans la jungle?

   Je suis en train de lire allongé sur mon lit quand j'entends la chanson "Knockin'on Heaven's Door". Bob Dylan me poursuit-il lui aussi? 


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lundi 19 novembre 2007 - Au revoir

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   Après avoir glandé toute la matinée au Snowman Café et sur internet je mange un excellent dal bhat dans un restaurant à Thamel fréquenté par les népalais. Je ne saurai sans doute jamais pourquoi mais l'entrée du restaurant est gardée par un portier militaire qui me salue à deux reprises comme si j'étais un général.

   Je passe voir un atelier de thangkas, des peintures bouddhistes sur toile, puis la galerie associée. Les prix sont élevés car ils font des peintures religieuses sans dériver de leur sens, et les vendent ensuite à des monastères par exemple. Leur site internet a gagné un prix, je sais plus pourquoi. Je ne suis venu là que pour jeter un coup d'oeil mais le gérant, très gentimement, m'explique leur conception de l'art thangka et son utilité dans le bouddhisme ou l'hindouisme. Il m'explique également quelques peintures.

   Je ne fais pas grand-chose le reste de l'après-midi. Je finis "La fascination du pire", pas mal, trop court peut-être. Je sors en début de soirée pour le changer contre "L'oeuvre de Dieu, la part du Diable" de John Irving, me balade, et dîne au Kumari Restaurant dans Freak Street. Dans la pièce résonne un concert de Bob Dylan. Et sur "Knockin'on Heaven Door" j'ai enfin une idée de long métrage. Après sept semaines, une idée de scénario se passant en Inde et au Népal. Je suis content, la musique est chouette.

   Je suis à la fois content et triste de quitter Katmandou le lendemain. Content parce que j'en ai fait le tour, que je n'ai plus rien à y faire, que je mange trop, trop de gâteaux, parce que je n'y ai fait aucune rencontre. Triste, ou bien mélancolique, parce que je me suis attaché à cette ville pleine de vie, de folie et de charme, à la circulation folle (mais je ne me suis fait écraser le pied qu'une seule fois, par un vélo-rickshaw) pleine de véhicules en tous genres, aux rues étroites évoquant un passé lointain, à l'architecture splendide, aux petites cours à l'abri du bruit et de l'agitation cachées entre quelques petites ruelles et passages. A ses habitants tous différents, beaux, vivants (encore heureux...), ses filles splendides, ses enfants attachants, ses marchands de fruits et légumes. Ses sourires, ses regards, ses odeurs.

   Seul l'attachement touristique de la ville dont Thamel est le centre ne me laissent qu'un vague souvenir de centre commercial géant où les vendeurs se battent pour survivre et où les touristes se battent pour ne pas acheter, du moins pas partout. Les vendeurs de flûtes et autres objets aussi incongrus qu'inutiles, les dealers à la gomme, les chauffeurs de taxi, bien que tentant de survivre dans cette jungle urbaine, ne me manqueront jamais. Tout comme la pollution et le bruit.

   Au revoir Katmandou! 


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dimanche 18 novembre 2007 - Shopping à Katmandou

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   Levé tard, pas grand-chose à faire si ce n'est du shopping. J'achète d'abord deux paires de converses, 11 euros la paire. Puis je fais un tour du côté de Thamel et mange là-bas au Old Tashi Delek d'excellents enchiladas épinards-champignons. J'achète aussi un livre, "La fascination du pire" de Florian Zeller. Je laisse tombé l'idee de lire "La cité de la joie" avant Kolkata, car bien que je l'ai vu à Marpha dans les montagnes je ne l'ai trouvé nulle part à Katmandou après avoir fait une dizaine de librairies.

   Deuxième partie de la journée, j'achète une paire de jeans dans la rue, un marché complètement fou. Imaginez un trottoir plutôt large, genre trois  ou quatre mètres mais sur lequel figurent deux rangées de vendeurs de vêtements étalés sur des bâches laissant un mètre de passage où se bousculent les nombreuses personnes rentrant du travail ou tentant d'acheter quelque chose. En fait vers 17h c'est tout le quartier délimité par New Road au nord et Kantipath à l'est qui est surpeuplé: des vendeurs partout, chaussures à la mode, vêtements, bijoux; une foule d'acheteurs s'y presse, marchant à deux à l'heure, se bousculant. Crazy!

   Le jeans est en taille américaine alors le jeune vendeur sort son mètre pour vérifier ma taille mais je préfère ensuite enlever mes chaussures et essayer le pantalon par-dessus le mien. Le type rit, il faut dire que la rue n'est pas vraiment une cabine d'essayage. J'achète le jeans même si j'en vois des mieux un peu plus loin. Pour 350 roupies un jeans qui me va, c'est parfait.

   Je trouve ensuite deux autres paires de converse dans un magasin situé dans un grand centre commercial. La vente est amusante. Je demande une paire en 5 et une paire en 6, pointures américaines. Pedant que le patron est parti les chercher je ne sais où, je demande le prix à un autre vendeur qui m'annonce 1600 roupies la paire! Je dis que c'est trop cher pour moi, même avec une ristourne. Le patron revient et me fais chaque paire à 750 roupies. Bizarre. Je me dit par la suite que le vendeur m'a donné le prix des deux paires, mais bon.

   Fin de la journée, internet bien que j'y ai déjà été plus tôt pour acheter un billet d'avion Kolkata-Bangalore pour à peu pres 66 euros. Ca vaut le coup pour 2h30 de trajet au lieu de deux jours de train. Je me fais faire deux dvds remplis des photos de mes deux premières cartes sd utilisées. Le soir retour au Old Tashi Delek car je veux goûté la pizza tibétaine, une pizza normale mais avec un pain tibetain. Très bon, accompagné d'un thé tibetain et d'une thugkpa énorme.


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samedi 17 novembre 2007 - Retour à Katmandou

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   Levé pas aussi tôt que prévu. Je commence par faire quelques photos. Le matin est plein d'activités ici et je vois de nombreuses choses. C'est le temps des offrandes et partout dans la ville, à chaque petite statue ou divinité, ou devant chez soi, des femmes déposent du riz, des fleurs, de la poudre rouge, je ne sais quoi encore. Un vieux se signe et prie devant chaque idole, et il y a des mini-temples à tous les coins de rue ici, tous les deux mètres. Ca en fait des prières! Trois grosses femmes me font penser à des corses (je sais pas pourquoi) quand elles passent devant un temple et lancent un peu de riz puis se signent à la queue-leu-leu, sans s'arrêter de marcher. Il y a toujours de nombreux marchés, vêtements, fruits, légumes, vcds, viande. Je prends un petit-déjeuner à la guesthouse et pars. Un dernier tour dans les petites rues de Bhaktapur, appréciant la vie simple de ses habitants, la quiétude ambiante avant de prendre un minibus pour Katmandou.

   Je reprends une chambre à l'Annapurna Lodge et me promène un peu, mange dans la rue. Ce n'est pas une si bonne idée, j'ai droit à quelques mendiants et donne un morceau de mon vegburger à un gamin crevant de faim.

   L'après-midi je visite à Durbar Square le Tribhuvan Museum, dédié au roi de la première moitié du vingtième siècle, Tribhuvan. Les népalais en sont fous et le vénèrent comme un dieu. Dans le musée se trouvent à peu près toutes les photos de lui existantes (des centains), de bébé à adulte, en compagnie de son chien ou de son cheval, posant avec ses parents, à l'Arc de Triomphe...Il y a les objets et les vêtements lui ayant appartenus, ses trophées de chasse, ses collections, ses meubles. Dingue. C'est même pas intéressant. Et avant de finir, un memorial dédié au père ou au fils, je suis pas sûr mais je crois que c'est pour le fils mort en 2001, conclut le tour. Idem. Photos, collections (notamment de billets du monde entier, j'ai vu un billet de cinq francs de 1962 avec Victor Hugo dessus), clefs de villes américaines, livre d'or de l'enterrement, billets népalais sur lesquels il figurait, comme son père.

   Bref, retour paisible dans cette ville que j'adore. 


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vendredi 16 novembre 2007 - Journée photo

Publié dans Nepal

   Je dois me lever à 6h mais j'ai été malade toute la nuit, j'ai mal dormi. Je me lève vers 8h et prends un smecta et un ibuprofène. Je fais ensuite plusieurs allers-retours entre Taumadhi Tole et Tachupal Tole, prenant quelques photos, observant la vie animée du matin. Il y a le même marché devant le Nyatopola. Les rues sont pleines de vendeurs de fruit et légumes, les magasins ouvrent à peine, les touristes ne sont pas encore arrivés. Je savoure. Le mal de ventre est parti.

   J'arpente les rues, lentement, le regard aiguisé. J'observe les femmes puiser de l'eau sur Taumadhi Tole, les écoliers passer en rang dans leurs uniformes bleus, rouges; chaque école a son uniforme d'une couleur différente.

   L'après-midi je me repose un peu à la guesthouse puis fais encore quelques photos avant d'aller sur internet pendant deux heures.

   Je ne suis pas vraiment satisfait de mes photos. Il y en a peut-être cinq ou six bonnes mais on n'y sent pas l'atmosphère de la ville. Plusieurs idées de photos restent des idees. Je ne suis pas encore assez intrépide et ouvert, restant loin des gens, fuyant les regards. Je n'ai pas fait 50% de mon boulot. J'espère avoir d'autres opportunités de reportage, comme Kolkata ou Hampi.

   Le soir, dal bhat! Les légumes sont excellents et je suis servi deux fois. Et je finis ma deuxième assiette facilement, pour une fois.


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jeudi 15 novembre 2007 - Bhaktapur

Publié dans Nepal

   Le matin je suis en train de payer ma chambre lorsque j'entends mon prénom. C'est Daniel, avec qui j'ai fini le trek, qui prend son petit-déjeuner la avec une française. On discute un moment. C'est toujous sympa de revoir les voyageurs rencontrés, on a l'impression de faire partie d'une grande famille internationale, d'où sont quand même un peu exclus ce que Julian appelle les packaged tourists. Je passe ensuite au Snowman Cafe puis prends un minibus pour Bhaktapur, troisième ville de la vallée, vieille cité médiévale supposée interdite à la circulation. En arrivant je paie le droit d'entrer (750 roupies) et est un peu deçu de constater que les motos et les tracteurs, ainsi que quelques voitures, sont autorisés à circuler. Mais il y en a vraiment très peu. Je me pose dans une guesthouse avant de partir à la rencontre de cette ville que j'ai choisie comme sujet de reportage-photo. Je goûte le fameux fromage blanc de la ville, le king of curd, certes délicieux. Durbar Square est persque vide malgré quelques guides improvisés toujours aussi chiants. Je visite un musée plein de thangkas anciennes et quelques sculptures puis fais la longue balade décrite dans le Lonely Planet qui est d'une quiétude chaleureuse qui me permet d'aller dans la campagne environnante et de voir les champs. Des femmes lavent du linge dans d'énormes bassins à l'eau verte, d'autres tricotent, des enfants sortis de l'école jouent, jonglent avec une balle faite d'élastiques, de jeunes hommes travaillent sur des meubles au soleil, d'autres plus âgés jouent aux cartes ou à un étrange jeu avec des cailloux et des morceaux de bambou. Les plus vieux regardent passer la vie, assis à l'ombre. Toutes sortes de graines sèchent au soleil, étalées sur des bâches en plastique.

   Je note mentalement tout ce qui pourrait être intéressant à prendre en photo le lendemain matin, tout ce qui pourrait témoigner du calme et du bonheur offert par cette ville, à seulement dix huit kilomètres de Katmandou.

   Un peu plus tard j'achète un cd et vais sur internet. La place devant le très grand temple de Nyatopola, cinq toits, est jonchée de vêtements de piètre qualité que les vendeurs sortent de gros sacs de toile et étalent sur des bâches. Il y a beaucoup d'animation malgré le froid qui chasse le soleil. Je rentre à la guesthouse, lis. La nuit tombe vite et je m'enfouis sous les couvertures après dîner, car il fait très froid.


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Qui suis-je ?

Un voyage en 2007 de 10 semaines sur les routes de l'Inde et du Népal: du Rajasthan aux plages de Goa, des Annapurnas aux rives du Gange en passant par les temples hindous et les monastères bouddhistes, mais aussi à la rencontre des exilés tibétains, en authentique(?) héritier des "Clochards célestes" de Kerouac. Un voyage en Allemagne, Lettonie et en Russie en 2008.
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